Samuel Gallant a remporté sa première médaille à une épreuve individuelle lors d’une compétition nationale, dans le cadre des Championnats canadiens courte piste, section Est, à Sherbrooke, le 25 mars.
« Je suis fier de cette médaille. Lors de mes premiers championnats canadiens, j’avais remporté une médaille au relais. J’aime vraiment mieux gagner une médaille de bronze au 3000 mètres par moi-même qu’une médaille d’or au relais », affirme le résident de Montréal-Nord.
Même s’il s’est classé dans les cinq meilleurs patineurs à de nombreuses compétitions cette saison, Samuel aurait voulu faire mieux. « Je ne suis pas très satisfait de mes résultats dans mes compétitions. Je voulais monter au niveau élite, mais pendant les qualifications je suis tombé », explique le patineur de vitesse niveau espoir.
Les chutes ont eu raison de Samuel à quelques reprises cette saison. « Aux Championnats canadiens, je visais une médaille au 1500 mètres. Malheureusement, je suis tombé et j’ai manqué le podium », se souvient l’athlète.
L’argent
Le sport amateur exige souvent de débourser de grandes sommes d’argent. La famille Gallant en sait quelque chose.
Samuel est le troisième d’une famille de cinq enfants, dont quatre font du sport. Le coût rattaché aux différentes disciplines est souvent un obstacle pour les athlètes.
« Samuel a de vieux patins. C’est à cause d’eux d’ailleurs qu’il est tombé lors des championnats canadiens. Il lui faudrait une nouvelle paire de patins adaptée et de bonne qualité, mais ça coûte entre 1500 et 2000 $. Avec cinq enfants, c’est quelque chose qu’on ne peut pas se payer », admet la mère de la famille.
Outre l’équipement, les athlètes doivent aussi payer pour les frais d’inscriptions, le voyagement, l’hébergement et les repas lors des compétitions. « Nous cherchons des bourses ou des commanditaires pour nous aider », souligne-t-elle.
En attendant la prochaine saison de patinage de vitesse, Samuel participera à nouveau au 24 h de roller de Montréal, les 2 et 3 septembre, sur le circuit Gilles-Villeneuve.