Ouest-de-l’Île

Une «culture toxique» à l’hôpital Lakeshore

L'entrée de l'Hôpital général du Lakeshore.

«Culture de l‘urgence toxique», «habitude de blâmer autrui», «manque d’écoute». Dans son rapport sur la situation dans les urgences de l’hôpital Lakeshore, l’enquêtrice indépendante Francine Dupuis n’y va pas de main morte, mais identifie aussi de nombreuses pistes de solutions pour améliorer les soins dans l’établissement hospitalier.

Une culture toxique régnerait au sein de l’urgence à Lakeshore, note l’enquêtrice, qui décrit des relations tendues entre les différents corps professionnels et échelons hiérarchiques. «Beaucoup d’énergie est consacrée à se défendre et à blâmer l’autre», constate-t-elle. Face à la situation, elle propose de «renforcer la communication». L’enquêtrice souhaite ainsi que l’établissement mette fin au travail en silo du corps médical, d’un côté, et des cadres, de l’autre. Il faut que les deux équipes se rapprochent pour mieux fonctionner, analyse-t-elle.

La vétusté du service d’urgence serait aussi problématique, alors que les installations seraient «inadaptées» et l’«endroit congestionné». L’échéancier de la réfection des lieux doit être accéléré, suggère l’enquêtrice au gouvernement provincial.

Parmi les 135 recommandations du rapport, on compte aussi l’informatisation de l’urgence, et la priorisation de l’embauche du personnel dans ce secteur.

Plusieurs solutions identifiées par Mme Dupuis seraient déjà en cours de déploiement par l’équipe de l’hôpital Lakeshore, d’après le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Ouest-de-l’Île.

Six décès survenus aux urgences de l’hôpital Lakeshore seraient dus à des erreurs médicales ou à un manque de supervision, apprenait-on en février. Québec a par la suite demandé la tenue d’une enquête indépendante.

Inscrivez-vous à notre infolettre et recevez chaque semaine un résumé de l’actualité de l’Ouest-de-l’île.

Articles récents du même sujet

Exit mobile version