Outremont

Stéphane Tétreault et l’OM

Joanny-Furtin Michel - TC Media
Il a 18 ans et pratique le violoncelle depuis onze années déjà qui l’auront vu passer de simple musicien à une carrière de soliste. Mais il veut encore apprendre et l’engouement autour de son talent ne lui monte pas à la tête parce qu’il l’a, bien posée, sur les épaules.

«J’ai 18 ans. Je pratique le violoncelle depuis l’âge de sept ans. J’étais à l’école FACE à l’époque et j’avais pris la flûte et le xylophone en 4e année avec mon professeur Maud Durand», raconte Stéphane Tétreault.

«Pendant ma 2e année au programme Suzuki, je voulais choisir le violon. Mais elle en avait déjà une centaine alors qu’elle n’avait que deux violoncelles. Elle m’a invité à prendre le violoncelle. Comme je n’étais pas très chaud, elle a dit qu’elle me donnerait un cadeau… En fait, elle m’a acheté», rigole Stéphane.

«Mon goût pour le violoncelle s’est développé très vite, et j’ai eu la chance de travailler avec Yuli Turovsky. Le répertoire pour violoncelle est magnifique. Il y a d’abord les Suites de Bach, de grands classiques, et bien sûr, la période romantique, une période essentielle importante dans le répertoire des violoncellistes comme le démontre le Concerto de Dvoràk que j’interpréterais avec l’Orchestre Métropolitain jeudi soir au Théâtre Outremont.»

Stéphane Tétreault assurera la partie violoncelle soliste de ce concerto, une oeuvre très souvent jouée – on n’en compterait près de 70 – dont une fameuse avec Mstislav Rostropovitch et Herbert von Karajan. «Il y a tellement de versions définitives et de haut niveau qu’il faut trouver sa propre particularité dans l’interprétation de cette œuvre», explique le jeune violoncelliste.

Julian Kuerti dirigera l’Orchestre Métropolitain ce jeudi soir. J’ai entendu de très bonnes choses sur lui», commente Stéphane. Membre de l’Orchestre de l’Université de Montréal (OUM), «je suis encore un étudiant qui prépare un bac en musique malgré mon travail de soliste. Mais je compte poursuivre ainsi, et tant que c’est possible à l’agenda, carrière et études en parallèle.»

À propos d’une carrière, «c’est depuis l’âge de 10 ans qu’on me parle d’une carrière de soliste, et je m’imagine tout à fait parcourir la planète avec mon violoncelle sur le dos…» Des voyages qui lui ont permis de rencontrer de grands interprètes du violoncelle comme le français Gautier Capuçon, frère du violoniste Renaud Capuçon.

En attendant, Stéphane fait travailler son archet de 4 à 6h par jour. «N’oublions pas qu’une carrière musicale, c’est 5% de talent et 95% de travail», admet celui qui a un projet de CD en cours. Et quand il ne joue pas de violoncelle, Stéphane dit aimer lire et écrire, mais son autre grande passion, c’est… la cuisine !

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