Outremont

La marionnette prend sa place

Joanny-Furtin Michel - TC Media
Comme chaque année à pareille date, Louise Lapointe est aux anges. Son festival s’est bien passé et gagne des points. Petit tour d’horizon avec une dame… enthousiasmante.

« Nous avons accueilli 20 % de spectateurs de plus cette année. Et nous recevons encore beaucoup de retours positifs à propos de cette édition », déclare dans un large sourire la directrice générale et artistique de Casteliers, Louise Lapointe.

« L’intérêt pour nous était de créer un momentum autour de la marionnette qui dépasserait les quatre jours du festival en préparant le public. Tout a ainsi commencé avec les vitrines, dans une belle collaboration des artistes et des commerçants. »

Entre ses mots, Louise avance aussi un début d’appropriation du festival et de cette forme d’art par les Outremontais. Cette année, les Trois jours de Casteliers représentent, en chiffres, 11 spectacles, une exposition, une table ronde, deux ateliers (un pour adultes et un pour enfants), un café-causerie, une tournée du spectacle  »Pomme » (maison de la culture Maisonneuve, Sherbrooke, et Laval en France), un comptoir de livres (dans le foyer du théâtre) et la collaboration de différents partenaires notamment scolaires (PGLO, une école de la CSMB à Verdun), etc.

Or, ils sont une vingtaine à organiser ce festival ! « Douze bénévoles, trois techniciens, deux personnes en logistique, deux personnes aux communications… et une directrice », recense Louise Lapointe en souriant.

« Nous avons accueilli une quinzaine de diffuseurs étrangers, des membres de l’Association québécoise des marionnettistes (AQM), et l’assemblée générale de UNIMA Canada (Union internationale des marionnettistes) qui regroupait des gens de Calgary, Halifax et Toronto. Casteliers répond désormais à un besoin du milieu professionnel. »

« Nous sommes très heureux de notre jumelage avec Charleville-Mézières. Dire que tout a commencé dans un grenier entre des amis franco-belges. Un festival de marionnettes, c’est aussi un festival de l’amitié. C’est aussi la reconnaissance de l’excellence. Nous avons tous pour objectif de faire reconnaître la marionnette comme une forme d’art théâtrale à part entière. »

Casteliers compte développer son essor et ses efforts par des activités régulières en cours d’année. « On commencera, par exemple, par la Maisonnée des marionnettes, chaque été, qui sera programmée désormais sous le nom des Dimanches de Casteliers les trois derniers dimanches d’août. »

« Il y aura des spectacles pour adultes en septembre entre l’UQAM et l’École supérieure de théâtre. Nous poursuivrons d’autres collaborations avec entre autres, le Théâtre des Écuries, car il existe des complicités naturelles avec d’autres pratiques alternatives. L’opéra ? On y travaille… »

Pour des raisons évidentes de budget, mais aussi de développement artistique et de stratégie culturelle à long terme, Casteliers compte bien développer son réseau de coproducteurs afin d’offrir aux artistes d’ici et d’ailleurs un séjour professionnel plus riche artistiquement, et pour rentabiliser leurs spectacles en partageant les coûts. « Dans ce sens, nous approchons d’autres festivals au Québec, comme la biennale Manigances au Saguenay, les Sages Fous de Trois-Rivières, Plein la Rue à Verdun ou le Puppets Up en Ontario, près d’Ottawa

Et pour conclure, Louise Lapointe nous donne déjà rendez-vous « les 20, 21 et 22 avril pour voir L’homme qui plantait des arbres au Théâtre Outremont, une incroyable rencontre entre Jean Giono, Frédéric Back et… le théâtre écossais! »

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