Ici, c’est toujours en rénovation. On y arrive dans un appartement qui n’est pas prêt, malgré des affirmations et des promesses de la part de la Direction. Et, comme on a l’habitude, à nos âges, de faire confiance aux gens, on mord à l’hameçon!
C’est ensuite une série de désillusions: il faut demander, redemander et quémander. Je suis arrivée en avril par un zéro à l’extérieur : deux des quatre thermostats n’étaient pas posés, dont celui de la chambre à coucher. Après une semaine, j’ai eu la bonne idée d’essayer les trois cloches d’appel; aucune ne fonctionnait; d’après moi, c’était une réparation urgente! Les tentatives de réparation ont commencé : trois semaines avant de faire venir un électricien qui s’y connaît!
Les fils électriques avaient été coupés lors de la réfection de l’appartement, croyez-le ou non! Sans le savoir, j’ai rendu service aux résidents de l’appartement au-dessus du mien et à ceux d’en-dessous
On a dû percer nos murs; quand va-t-on les colmater? Dieu seul le sait! Compétence du personnel? Personnel assez nombreux? Ne vous faites pas prendre dans ce guêpier ! Comment pourrait-il en être autrement quand, dans le bulletin mensuel de mai 2012, la directrice écrivait: «Déjà quatre ans que je suis avec vous, le temps passe vite quand on s’amuse».
La résidence voisine a été construite en 2009; là, les prix sont faramineux parce que c’est neuf! S’occupe-t-on vraiment des aînés? Veut-on leur bien-être? Y a-t-il un certain humanisme quelque part? Qu’est-ce que c’est que ce « compartimentage » des âges? Dans ces résidences, on manque de jeunes, d’un équilibre entre les générations qui apporterait un échange bienfaisant entre les générations et peut-être… un peu plus de chaleur humaine!
Hélène Paré, résidente d’Outremont