Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles

Coronavirus à Rivière-des-Prairies – Pointe-aux-Trembles, où en est-on ?

Coronavirus à Rivière-des-Prairies – Pointe-aux-Trembles, où en est-on ?

Depuis plusieurs semaines, le quartier de Rivière-des-Prairies a été ciblé comme étant une zone chaude de contamination à la COVID-19. À Pointe-aux-Trembles, l’épidémie est installée mais dans une moindre mesure. Toutefois, les inquiétudes sont tout de même présentes.

Même si Rivière-des-Prairies représente les trois quarts des personnes infectées dans l’arrondissement, il n’en reste pas moins qu’à Pointe-aux-Trembles, le taux d’infection pour 100 000 personnes est supérieur à celui de la Ville de Montréal.

Au 10 mai, Rivière-des-Prairies comptait 918 cas positifs à la COVID-19, soit un taux d’infection de plus de 1500 personnes sur 100 000. Côté Pointe-aux-Trembles, avec 551 citoyens infectés, le taux d’infection frôle les 1000 pour 100 000.

Avant que l’épidémie ne prenne dramatiquement, serait-il temps d’appliquer des mesures sanitaires dans le quartier pointelier ? Selon la Direction régionale de la santé publique (DRSP) de Montréal, la réflexion est en cours pour tous les quartiers de l’Est.

Eric Forest des relations média de la DRSP, explique qu’un «portrait global de l’est de la ville est en cours et cela nous permettra de mettre en place des mesures ciblées».

Les mesures ciblées sont, comme cela a été fait à Rivière-des-Prairies, des cliniques de dépistage mobiles, des campagnes de sensibilisation dans les quartiers ou encore de l’affichage pour rappeler les mesures sanitaires.

Des préoccupations sous-jacentes

Une mesure saluée par Caroline Bourgeois, mairesse de l’arrondissement, selon elle, «si on veut combattre le virus, il faut savoir d’où il vient». L’édile se dit «très préoccupée par la hausse de cas» et soutient que «Pointe-aux-Trembles n’est pas oublié car il y a de réels besoins».

«C’est important d’avoir du dépistage fait à Pointe-aux-Trembles dans les plus brefs délais pour avoir un portrait plus précis de l’état de la contamination», soutient Mme Bourgeois.

Même si l’arrondissement dépend des décisions du gouvernement pour mettre en place des cliniques de dépistage, la mairesse ne ferme pas la porte à une campagne d’affichage en plusieurs langues. Cela pour inciter la population à la distanciation physique et aux mesures d’hygiène.

Pour Suzanne Décarie, élue de l’arrondissement et du district de Pointe-aux-Trembles, «il faut se donner plus de moyens, notamment au niveau de la DRSP». Selon elle, on ne fait «qu’éteindre des feux, mais les braises qui restent, on n’a pas le temps de l’éteindre».

C’est pourquoi elle a proposé aux autorités sanitaires l’obligation du port du masque pour les citoyens. «On pourrait, pourquoi pas, essayer cela à Pointe-aux-Trembles», conseille-t-elle. Porter un couvre-visage, «pour un mois permettrait de voir comment évolue la courbe, voir si  le couvre-visage est utile pour endiguer la pandémie et on pourra déconfiner », estime l’élue.

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