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Premier plan d’urbanisme pour Montréal-Est depuis 1991

 

Verdir les grandes artères, attirer des nouveaux résidents et de commerçants, «capter» des passants. On retrouve ces grands thèmes dans le tout nouveau plan d’urbanisme dont s’est doté Montréal-Est, afin de déterminer l’aménagement de son territoire au cours des prochaines années. Il s’agit d’un premier plan du genre en 25 ans.

Le plan basé sur cinq grands axes, établit les grandes lignes directrices de l’aménagement du territoire notamment en ce qui concerne les secteurs résidentiels, industriels et commerciaux au cours pour plusieurs années à venir.

Adopté lors de la dernière séance du conseil municipal, il s’agit du premier plan d’urbanisme à voir le jour à Montréal-Est depuis 1991. Le plan qui a fait l’objet d’une consultation publique le 10 mars dernier, vise entre autres à consolider les secteurs résidentiels de la municipalité.

Un des principaux objectifs à cet effet serait d’atteindre une densité moyenne de 35 logements à l’hectare et plus pour les secteurs en développement.

«Nous avons besoin d’avoir plus de place pour les familles, pour nous assurer qu’elles ont envie de venir vivre chez nous et c’est là-dessus que nous allons travailler au cours des prochaines années», précise le maire Robert Coutu qui cite en exemple un éventuel projet résidentiel à l’emplacement actuel du garage municipal.

L’administration souhaite également verdir son territoire en augmentant les espaces verts de 25 % d’ici 2022. Les vues et ouvertures sur le fleuve Saint-Laurent à partir du parc de l’Hôtel-de-ville seront également maintenues.

«Capter» les passants
La municipalité misera aussi sur l’amélioration de la «vitrine» [de l’image] du boulevard Métropolitain et des rues Sherbrooke et Notre-Dame, notamment en encourageant les propriétaires à investir dans l’apparence extérieure des bâtiments et constructions.

«Nous allons aussi tenter d’attirer des investisseurs et promoteurs pour développer des nouveaux projets commerciaux en bordure de l’autoroute 40 et ainsi capter les passants et les encourager à découvrir notre ville», signale le maire Coutu.

Infrastructures
Du côté des infrastructures, le conseil cherche à consolider le réseau routier de la municipalité en planifiant la réfection des voies de circulation pour «favoriser la mobilité active» en prévoyant une «cohabitation sécuritaire des moyens de transport».

Les travaux du boulevard Joseph-Versailles se poursuivront afin de favoriser, entre autres choses, le redéveloppement des terrains vacants laissés par la fermeture de la raffinerie Shell.

«Nous avons une ville avec beaucoup de potentiel et nous avons maintenant les outils pour y aller de l’avant avec notre mission de la développer», affirme M. Coutu.

Réalité d’aujourd’hui
Josée Guy, directrice générale de la municipalité explique que le plan d’urbanisme devait être mis à jour à la suite de l’adoption du nouveau schéma d’aménagement de l’agglomération montréalaise, adopté en janvier 2015.

Elle précise tout de même que «le conseil souhaitait réviser ses outils de gestion du territoire, […] car la ville fait face à de nouveaux défis à la suite de la fermeture de grandes entreprises et à la décontamination de sites qui deviendront bientôt disponibles pour un redéveloppement.»

Pour le maire Robert Coutu, ce plan permettra à la municipalité de «se développer de façon cohérente» en ayant accès «aux bons outils.»

«Ce plan a été fait en nous basant sur notre réalité actuelle. Pas celle que nous avions il y a 25 ans. Nous allons pouvoir regarder vers l’avant et développer notre municipalité, avec des outils à jour», indique l’élu.

Le plan proposé prévoit de nombreuses actions au cours des cinq prochaines années, sans toutefois avoir, pour l’instant, d’agenda précis.

 

 

«Nous ne pouvons qu’applaudir l’initiative de Montréal-Est et nous espérons que ce plan va porter fruit, notamment en ce qui concerne l’arrivée de nouveaux commerçants dans le secteur» – Louise Masquer, présidente de la Chambre de commerce de la Pointe-de-l’Île.

 

 

 

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