Saint-Laurent

Kalliopi Athanasoulias, une pharmacienne de cœur

Kalliopi Athanasoulias

Kalliopi Athanasoulias œuvre dans le milieu pharmaceutique depuis environ 30 ans.

La résidente de Saint-Laurent et pharmacienne Kalliopi Athanasoulias a atteint un nouveau sommet dans sa carrière. La femme de 54 ans a reçu le titre de Fellow de l’Ordre des pharmaciens du Québec, une mention qui vise à reconnaître tant le courage que le dévouement et l’implication des membres de cette communauté.

«J’ai gagné des prix dans le passé, mais ça, c’est le plus grand», dit Mme Athanasoulias.

Il y a 25 ans, la femme aux origines grecques réalisait un rêve: être propriétaire de sa propre pharmacie.

Lorsqu’elle a su que Walmart faisait son arrivée en sol canadien, elle a rapidement fait des démarches pour ouvrir une franchise d’Accès Pharma dans l’une des succursales, ce qu’elle a pu réaliser, à Kirkland.

Jusqu’à tout récemment, Mme Athanasoulias comptait même sur deux autres pharmacies dans la grande région de Montréal, mais elle les a vendues pour se concentrer sur la toute première qu’elle a ouverte.

La pharmacienne est parvenue à se faire un nom tôt dans sa carrière, notamment en devenant conseillère en allaitement international.

«Quand j’ai accouché de mon premier enfant, malgré le fait que j’étais pharmacienne, je n’étais pas capable d’allaiter mon bébé. Je me suis donc dit que comme pharmaciens, ce serait le fun qu’on en connaisse plus», explique-t-elle.

Mme Athanasoulias, qui est aujourd’hui mère de trois, a d’ailleurs pu faire part des connaissances qu’elle a acquises en donnant des conférences, mais aussi en enseignant pendant plus de deux ans à l’Université de Montréal, où elle a d’ailleurs gradué à la fin des années 1980.

Maladie

L’approche de la Laurentienne auprès de ses clients a changé au fil des années, principalement en combattant des cancers du sein et puis du poumon – dont elle est toujours en rémission.

C’est son premier qui l’a d’ailleurs motivé à aller davantage à la rencontre des citoyens. Mme Athanasoulias a commencé à faire des visites à domicile.

Les rendez-vous en succursale demeurent tout aussi importants alors qu’ils permettent de mieux cibler les besoins de la clientèle.

«Le défi, c’est de s’asseoir avec la personne pendant 45 minutes en tête-à-tête. C’est très personnel [comme démarche]», mentionne Mme Athanasoulias.

Les clients sentent cette proximité, selon Diane Wojcik, cheffe technicienne qui travaille depuis près de 20 ans avec la professionnelle de la santé.

«Ils ne se sentent pas repoussés. Kalliopi accepte tout le monde, peu importe leur situation», fait-elle savoir.

Dans les prochains mois, la pharmacienne veut relancer les visites à domicile qu’elle avait dû délaisser en raison de la maladie. Elle compte aussi promouvoir de plus en plus la vaccination, alors que le gouvernement du Québec a déposé en juin dernier un projet de loi qui permettrait aux pharmaciens de notamment prescrire et administrer des vaccins.

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