Sud-Ouest

Forum du RESO sur les zones d’emploi en présence de Pauline Marois

Devant 300 personnes, la première ministre du Québec, Pauline Marois, a parlé de son engagement envers l’économie sociale, aussi intact qu’en 1984, moment où elle remettait, alors qu’elle était ministre de la Sécurité du revenu, un premier appui au Programme économique de Pointe-Saint-Charles, devenu le Regroupement économique et social du Sud-Ouest (RESO) en 1989.

Cette déclaration, Mme Marois l’a faite en introduction du forum organisé par le RESO sur le thème Les zones d’emploi, un espace vital pour le Sud-Ouest, qui s’est déroulé le 23 septembre au YMCA de Pointe-Saint-Charles.

Nancy Neamtan, présidente-directrice générale du Chantier de l’économie sociale et cofondatrice du RESO, a rappelé qu’à l’automne 1983 des organismes et des citoyens mobilisés de Pointe-Saint-Charles invitaient Mme Marois, au YMCA Pointe-Saint-Charles, à venir constater l’état catastrophique de leur communauté dans un contexte de fermetures d’usines et de pertes d’emplois. «Trente ans plus tard, le RESO a invité Mme Marois à venir prendre la mesure de ce que son appui a permis d’accomplir: une communauté bien outillée qui a repris sa fierté», a souligné le directeur général du RESO, Pierre Morrissette.

Pas un nouveau phénomène

La perte des zones d’emploi n’est pas un nouveau phénomène dans le Sud-Ouest, comme l’a mentionné M. Morrissette, mais il s’est accru depuis une dizaine d’années alors que la pression du développement immobilier résidentiel s’est intensifiée.

Pour le RESO, c’est la mixité et la diversité des usages (résidentiel, industriel et commercial) qui fait une ville durable. À son avis, il est donc indispensable de conserver et de développer des zones d’emploi pour maintenir la diversification économique des quartiers, créer de l’emploi, faciliter l’insertion professionnelle des résidents du territoire, s’assurer de la présence de services de proximité et améliorer la qualité de vie.

Les recommandations des représentants des entreprises, des syndicats, des institutions, des organismes communautaires, des entreprises d’économie sociale et des participants, réunis au printemps dernier, pour discuter des zones d’emploi ont été soumises à la discussion. Ces propositions abordent la nécessité de mettre sur pied un comité de travail composé de différents partenaires et de représentants de l’arrondissement pour se doter d’une vision à long terme du développement des zones d’emploi, ainsi que de la question de l’innovation en matière de zonage, de l’accessibilité aux emplois et aux formations, de la consolidation des artères commerciales, du maintien et du développement d’une offre de locaux abordables pour les organismes communautaires et les entreprises d’économie sociale, etc.

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