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Sud-Ouest

«Il n'y a rien qui va nous empêcher de faire notre travail»

Dès le lendemain de la fusillade survenue le 22 octobre à Ottawa, les députés étaient de retour à la Chambre des communes. Pour la députée de LaSalle-Émard, Hélène LeBlanc, qui se trouvait au Parlement lors des événements tragiques, il s’agissait d’envoyer un message clair: «On est de retour au travail. Il n’y a rien qui va nous empêcher de faire notre travail».

Ce mercredi commençait comme tous les autres. «Chaque mercredi matin, il y a la réunion du caucus. C’est là que je me trouvais», explique Mme LeBlanc. Non loin de là, peu avant 10h, Michael Zehaf Bibeau ouvre le feu sur deux militaires de faction devant le Monument commémoratif de guerre. Le caporal Nathan Cirillo succombera à ses blessures. Puis le tireur se dirige vers l’édifice central du Parlement. Des dizaines de coups de feu éclatent.

«J’ai entendu du bruit», raconte la députée, qui croyait alors que l’on procédait au déménagement de mobilier à l’aide d’un chariot, comme on le fait souvent. «Je me suis dit qu’on avait renversé un chariot.»

«C’était des coups de feu qu’on avait entendus dans le corridor», relate Mme LeBlanc.

«Un gardien de sécurité est entré et nous a dit de nous placer le long du mur, accroupi. Il a sécurisé les portes.»

«Par la suite, on nous a dirigés vers un autre endroit plus sécuritaire», explique-t-elle.

Le groupe de députés du NPD y a été confiné jusqu’à 21h30. Hélène LeBlanc a rapidement fait parvenir des messages texte aux membres de sa famille pour les rassurer.

En fin d’avant-midi, sur sa page Facebook, un message confirmait qu’elle était en sécurité.

«Je me suis toujours sentie en sécurité, confie-t-elle. Les coups de feu nous ont surpris, mais tout de suite, un gardien de sécurité nous a dit quoi faire. On était bien entouré.»

Les choses auraient cependant pu prendre une autre tournure. La salle du caucus où se trouvaient les députés du NPD comporte des doubles portes. Une balle avait traversé la première.

Pas de spéculation

Hélène LeBlanc ne fait pas de spéculation sur les raisons qui ont poussé Zehaf Bibeau à commettre cet acte.

«En tant que député, on constate le poids des mots», souligne-t-elle. «Voyons ce que donnera l’enquête qui sera faite.»

Acte terroriste? Geste sans connotation politique d’un individu extrêmement perturbé? «Là, on fait de la spéculation. On va attendre les résultats de l’enquête», dit-elle.

«C’est sûr que le Canada a choisi d’aller dans une mission de combat avec une coalition qui n’est pas les Nations unies», rappelle Hélène LeBlanc. Au lendemain de la fusillade, dans une déclaration à la Chambre des communes, elle réitérait sa position et celle du NPD. «Faisons en sorte que le Canada soit une voix pour la paix, la compassion et la solidarité», a-t-elle déclaré.

Sécurité

En ce qui concerne la sécurité au Parlement, symbole de la vie démocratique, lieu ouvert, encore là Mme LeBlanc ne veut pas s’avancer. «Il va y avoir toute une évaluation faite par les services de sécurité», explique-t-elle.

La députée souhaite toutefois que le lieu demeure accessible pour les citoyens.

Pour elle, il est «important de laisser le Parlement ouvert aux visiteurs, aux Canadiens».

«C’est notre maison à tous, insiste-t-elle. Il faut que ça reste ouvert. Ça doit continuer comme ça.»

«Ce qui me rassure, c’est que le président de la Chambre est aussi responsable de la sécurité du parlement, dit-elle. Et j’ai été soulagée de l’entendre le mentionner.»

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