Voilà maintenant un an que la filiale britannique de science-fiction Tor Books offre ses livres électroniques sans aucune protection numérique (DRM). Un an plus tard, l’heure du bilan est arrivée, et l’éditeur a annoncé la semaine dernière être satisfait de la mesure, puisque celle-ci n’aurait eu aucun impact sur le piratage de ses livres.
Une protection numérique permet de limiter le partage d’un ouvrage, puisque celui-ci ne peut être consulté généralement que sur un nombre limité d’appareils.
Malheureusement, les DRM sont loin d’être parfaits, puisqu’il est quand même possible de pirater un livre protégé, et que les DRM sont souvent franchement embêtants pour les utilisateurs, surtout pour ceux qui souhaitent lire leur livre sur différentes plateformes (tablette, liseuse, téléphone, ordinateur), ou le conserver pendant de nombreuses années.
C’est d’ailleurs à cause de ces irritants que Tor Books a décidé l’année dernière de vendre ses livres sans protection.
Les DRM n’existent pas que pour les livres électroniques. On retrouve aussi ces derniers dans l’industrie de la musique, des films, des jeux vidéo, etc.
Leur utilisation n’est toutefois pas semblable partout. De moins en moins de fichiers musicaux sont protégés par des DRM, par exemple.
Au Québec, la majorité des livres électroniques vendus sont également exempts de toute protection numérique.
Que les livres de Tor sans protection n’aient pas plus été piratés qu’auparavant est une excellente nouvelle, qui ne m’étonne toutefois pas particulièrement. Le fait que les pirates peuvent contourner ces mesures assez facilement démontre à mon avis leur inutilité.
Espérons maintenant que les autres éditeurs – et que les autres industries qui utilisent les DRM – en prendront bonne note.