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L'express Tel-Aviv – Téhéran via Ottawa et Washington

Ce 2 mars 2012, Benjamin Netanyahu, premier ministre de l’État d’Israël visite son homologue Stephen Harper, le «meilleur ami» d’Israël, avant de bifurquer sur Washington. On peut résumer cette visite par: Tel-Aviv à Ottawa pour influencer Washington à livrer le quitus du bombardement de Téhéran.

Comme je l’ai mentionné dans La guerre de l’Iran aura lieu!, les tambours de la guerre résonnent en Iran. Et curieusement, là-bas, c’est jour d’élections législatives, le premier scrutin national depuis la réélection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad, en juin 2009. Rappelez-vous, le «mouvement vert» et ses manifestations massives contre la fraude présumée avaient débouché sur la plus grave crise de régime de la République islamique depuis son avènement en 1979.

Pour avoir le pouls de la rue en Iran, il ne faut surtout pas se fier à la télé publique iranienne. Les images diffusées ressemblent plus à du pompage de torse pour impressionner l’ennemi! Par contre, France télévision, l’une des rares équipes de médias occidentaux autorisées à entrer au pays des Mollahs, a réussi à mettre une image sur le vrai visage de l’Iran.

Ce qui est évident, après le printemps avorté de 2009, les Ayatollahs ont repris le pouvoir en écrasant la jeunesse qui manifestait, à coups d’arrestations et d’exécutions. La police n’y va pas de main morte. À tous les carrefours, elle veille au grain. Les hommes du président Ahmadinejad verrouillent le régime, surtout l’internet, le carrefour du média de la contestation qu’est Facebook.

À l’image de ce que j’ai évoqué dans Des Oscars, de l’Iran et de l’espoir!, en Iran, ils sont plusieurs à en avoir marre des tensions diplomatiques provoquées par le gouvernement. Dans un témoignage récolté par la télé publique française, une rumeur d’un bombardement israélien éminent a semé la pagaille, dernièrement. Tout le monde s’est rué aux supermarchés pour dévaliser les tablettes. Dans un climat de peur, le peuple subit une pénurie de produits alimentaires et une inflation galopante et insupportable qui éclaboussent tous les secteurs vitaux du pays. L’embargo ne cesse de semer la confusion dans l’économie iranienne.

Pourtant, Israël a peur d’une attaque nucléaire iranienne! Pourquoi? Le guide de la révolution, l’ayatollah Ali Khamenei, le véritable patron du pays, a durci le ton. Si vous considérez Ahmadinejad, l’actuel président de l’Iran comme un dur de dur, détrempez-vous! Là-bas, les mollahs considèrent Ahmadinejad trop mou face à l’opposition et surtout face à l’Occident.
Ils complotent un changement du président, dans 15 mois, lors des prochaines élections présidentielles.

La première étape commence le 2 mars 2012 dans un scrutin qui ne réservera aucune surprise. Les candidats de l’opposition ayant tous été quasiment invalidés. C’est une assemblée ultra conservatrice qui sortira des urnes. Et Israël veut frapper en premier!

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