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L’Impact «zéro» de Montréal!

Si ma mémoire est bonne, c’était lors des étés 2002 et 2003. À l’époque, l’Impact de Montréal envoyait par centaines des billets gratuits aux organismes communautaires. En compagnie de quelques collègues, j’accompagnais de nouveaux arrivants pour assister aux matchs.

L’Impact s’exhibait au complexe sportif Claude-Robillard. Aux alentours du stade, l’organisation, rien à dire. La scénographie dans l’enceinte, impeccable. Et le public festif. Le hic : l’ambiance. Je n’étais pas préparé à un tel spectacle ou la vedette n’était pas le jeu, mais l’animateur qui crachait à tout rompre des tirages au sort par-ci et des réclames par-là. À un certain moment, on a beau se concentrer sur le jeu, on finit par être déconcentré par les haut-parleurs! J’ai réessayé l’expérience plusieurs fois dans l’espoir que la sauce prenne, rien à faire. Des années plus tard, j’ai fini par comprendre que l’organisation vendait le produit «Impact» comme un show de hockey.

Pour un amateur de foot comme moi qui se gave d’une centaine de parties sans réclames de la Liga (Espagne), du Calcio (Italie), de la première ligue (Angleterre) et de la Bundesliga (Allemagne), sans oublier celui de la ligue des champions d’Europe et des rendez-vous majeurs du foot d’Amérique latine et d’Afrique, c’était peine perdue.

En effet, comme la plupart des enfants de l’hémisphère sud, j’ai pratiquement appris à marcher en jouant au ballon rond. Là-bas, dans l’autre planète, on passait notre temps libre à tapoter le ballon avec les potes à la récréation, après l’école, avant et après avoir mangé, entre deux séances de télé, avant les devoirs, après les devoirs, l’été comme l’hiver.

Je me rappelle de certaines parties qui duraient plusieurs jours, car on ne jouait pas la montre, mais les buts marqués comme au tennis ou au volley. Tant et aussi longtemps que l’une des équipes qui s’affrontaient ne marquait pas le nombre de buts fixés d’avance, la partie n’était pas finie. On l’ajournait la fin de semaine d’après.

On mangeait le foot à la télé, à la radio et dans la presse écrite. En ce temps il n’y avait pas de médias sociaux. Quand on assistait à un match au stade, on écoutait à la radio les résultats des autres matchs du championnat national tout en commentant le tout. Le soir, on improvisait notre «110% local» pour analyser le foot à travers la planète. On collectionnait les cartes des joueurs et les affiches des Cruyff, Maradona et autres dieux des stades!

Alors, quand on a annoncé l’adhésion de l’Impact à la MLS et ses superstars, je me suis dit que ça serait l’occasion de retenter l’expérience. J’espérais sincèrement partager mon amour sportif entre le Canadien et la nouvelle version de l’Impact. Aucune chance. Après quelques parties, j’ai jeté l’éponge. En cause, trop de show et du jeu lent, mécanique, froid et maladroit sur la pelouse.

Certes, quand on est un habitué du foot en continu et sans distraction. Quand on est un adepte du foot de rue basé sur la possession de balle avec des passes courtes, rapides et répétées, ce foot élevé au niveau de l’art absolu grâce au tiki taka du Barça et de la Roja, la sélection espagnole, c’est très difficile d’être impressionné par le show de l’Impact et de la MLS.

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