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Campagne électorale et Twitter pour les nuls!

Bonnes vacances à ceux pour qui ça commence aujourd’hui! À votre retour, on risque fort d’être en pleine campagne électorale. Si la tendance se maintient, on risque d’avoir droit à une campagne à l’américaine, c’est-à-dire que la stratégie du gouvernement sortant pourrait consister à attaquer ses adversaires plutôt qu’à mettre de l’avant ses idées, à créer des diversions pour faire oublier son bilan douteux.

Quand ton argument principal, jusqu’ici, est que Pauline Marois joue mal de la casserole et qu’elle «s’achète» des amis Facebook, c’est que ça ne risque pas de voler bien haut. Le pire, c’est que certains de nos «grands journalistes» tombent dans le panneau! Bra-vo. On s’en sacre de la corruption, enquêtons plutôt sur Facebook! Qui est-ce que Pauline Marois a poké cette semaine? A-t-elle écrit qu’elle était en relation avec le Canada, mais que… «It’s complicated»? C’est de ça qu’il faut parler! Pauline a-t-elle pris une photo d’elle avec son iPhone dans le miroir de sa salle de bain?! On présume que nous en saurons plus dans les prochaines semaines.

On a vraiment hâte de voir l’émission Enquête sur le compte Google Plus d’Amir Khadir!

Mais revenons à notre mouton : Jean Charest a beau mener une campagne de salissage et de diversion, il n’est pas le seul à opter pour cette approche présentement. Aux États-Unis, les couteaux volent encore plus bas!

Le Barack Obama de 2008 serait probablement peu fier de celui de 2012. Celui qui, à l’époque, a fait campagne sur le changement et l’espoir est devenu tout ce qu’il condamnait à l’époque. Ses publicités ne se concentrent que sur une chose : des attaques sur son adversaire républicain Mitt Romney.

Rappelons que plusieurs considèrent que la forte présence d’Obama sur les réseaux sociaux a contribué à sa victoire en 2008. Rien de surprenant, donc, de voir nos partis tenter de faire de même au Québec cette année. Mais à l’époque, Obama a gagné en étant positif, pas en plantant tout le monde!

Faudrait le dire auxlibéraux, qui attaquent les citoyens sans arrêt sur Twitter. Et, de grâce, quelqu’un, parlez à François Legault! Jamais auparavant Twitter n’avait connu un pareil phénomène : un gars qui part des «Tweet fights» tout seul, dans le vide, avec… lui-même! Qui se contredit parfois toutes les 10 minutes!

Il sera tout de même intéressant de suivre la campagne sur les réseaux sociaux. Jusqu’ici, on aime quand même mieux voir un politicien s’acheter des amis que de voir des amis… s’acheter un politicien!

Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.

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