Au moment d’écrire ces lignes, quelques heures avant le débat, les Justiciers masqués étaient occupés à faire un reportage très important sur les vidéos pour adultes en ligne. Où les trouve-t-on? Sont-elles gratuites? L’image est-elle de qualité? Et, surtout, regarder le tout dans l’autobus qui relie Montréal à Québec est-il dérangeant pour les autres passagers?
NDLR : D’après les avocats du journal Métro, cela pourrait facilement constituer un acte de grossière indécence. Pourriez-vous immédiatement arrêter de travailler à ce stupide, très stupide, reportage et vous concentrer sur le débat?
Ok d’abord, on va parler du débat!
• • •
Ça y est, plus que quelques minutes avant le débat. Pas celui qui ressemble étonnament à un tournoi de «roche, papier, ciseaux» avec des «deux de trois». LE classique. Celui où tous les chefs s’affrontent en tentant de parler les uns par-dessus les autres et en faisant des sorties fracassantes.
Ce type de débat nous offre ce que la politique a de meilleur : des chances d’humiliation en direct.
Qui «s’enfargera» dans son texte de fermeture? Qui se fera sortir un lapin sous le nez? Qui aura l’air d’un premier ministre usé par neuf années de magouilles et de corruption?
Difficile à dire. À vous d’en juger.
N’empêche que c’est le moment où, tous les quatre ans, on a l’impression que les candidats sont le plus humains… Parce qu’ils sont tellement stressés que cela peu parfois faire ressortir leur vraie nature et les faire triompher ou, encore…
Vous connaissez la suite!
Par contre, le fait qu’il y ait cette année trois débats supplémentaires ajoute au fardeau des chefs. Certains diront que cela leur enlève de la pression, mais il n’en est rien!
Imaginez quatre premières «dates» avec une future conquête. Quatre fois le stress, quatre nouvelles tenues, quatre fois la phrase :
«Et si on allait prendre un verre chez moi?» Les quatre fois, en se disant que l’autre va peut-être dire non.
L’autre étant, cette fois, nous, les électeurs et les électrices.
Chacun des chefs présents doit nous charmer et nous démontrer sa supériorité sur les autres, noir sur blanc. C’est aussi simple que ça. Alors, imaginez quand, en plus, ce n’est pas une première «date». Mais un vieux couple qu’on doit faire durer… Alors là, ouf! Pression MAJEURE!
Une fois qu’on sait qu’un débat, c’est comme un souper de couple, on comprend une chose : peu importe la façon dont les chefs se comportent, tout est une question de «timing» et de cote d’amour.
Alors… si vous êtes prêt à croire que quelqu’un qui vous trompe pendant neuf ans mérite votre amour inconditionnel…
D’après vous, qui a gagné?
Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.