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Entre faillite et austérité la Grèce s'enfonce dans le chaos

Le parlement grec a finalement voté le plan d’austérité économique imposé par ses bailleurs, afin que le pays puisse rester dans la zone euro et «éventuellement» échapper à la faillite. La réponse de la rue a été plutôt cinglante, des dizaines de milliers de manifestants ont mis le feu à des commerces, pour dénoncer un sauvetage qui pourrait faire plutôt couler le bateau.

On va voir la réaction des marchés ce lundi, car ce vote ne devrait pas tromper sur la réalité plus profonde d’une crise de confiance qu’un simple vote n’arrivera pas à atténuer aussi facilement. Car, malgré le vote majoritaire, les forces politiques en présence au parlement sont toujours à couteaux tirés.

Une vingtaine de députés, qui ne se sont pas conformés aux consignes ont été expulsés de l’enceinte. De nombreux autres ont aussi voté contre des mots d’ordre de leurs partis, à droite comme à gauche.
J’ai souligné au début de ce texte que le plan d’austérité pourrait aider «éventuellement» la Grèce à échapper à la faillite, mais rien n’est moins sûr. Si l’on tient compte du fait que malgré les 145 milliards accordés par le Fonds monétaire international et l’Union européenne, en mai 2010, l’économie du pays n’a pas réussi à quitter la zone rouge.

Les nouveaux fonds espérés vont aider seulement à éviter au pays d’être en défaut de paiement le mois prochain. Mais qu’en sera-t-il de la suite des choses.

Ceci dit ce deuxième plan contient un aspect qui pourrait permettre à l’économie de souffler «éventuellement», l’Eurogroupe se réunit mercredi avec en bout de ligne la perspective d’un effacement de 100 milliards d’euros de la dette grecque.

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