Un article du New York Times de lundi faisait état de tous les problèmes engendrés par les «super mauvaises herbes» résistantes au glyphosate (aussi appelé Roundup et produit principalement par Monsanto). Un peu comme l’être humain qui développe une résistance aux antibiotiques, de plus en plus de mauvaises herbes traitées au Roundup développeraient une résistance à l’herbicide.
Aux États-Unis, une dizaine d’espèces seraient désormais résistantes, ce qui représenterait environ 10 millions d’acres de champs, principalement de soja, de maïs et de coton. Résultat : les agriculteurs doivent utiliser des herbicides encore plus toxiques et retourner à des méthodes agricoles plus intensives, ce qui en bout de ligne coûte plus cher et est plus nocif pour l’environnement. L’avantage de cultiver des plantes Roundup Ready s’amenuise donc en même temps que poussent les «super mauvaises herbes».
Au Canada, un seul cas de mauvaises herbes résistantes a été confirmé par Monsanto en mars (en Ontario), bien que plusieurs autres cas de résistance au glyphosate ont été constatés au pays.
C’est donc une lutte à finir entre Monsanto et mère Nature. Selon le chercheur Mike Owen, interrogé par le NYT, la propagation de ces «super mauvaises herbes» résistantes au Roundup serait une évolution des espèces en accéléré. Ce qui démontre que l’homme n’a pas totalement pris le dessus sur la nature…
