Des chercheurs de l’Île-du-Prince-Édouard auraient peut-être trouvé une arme contre l’acrylamide : de la levure. Des recherches préliminaires démontreraient que l’ajout de la levure des laboratoires de Phyterra Yeasts pourrait absorber la substance responsable de l’acrylamide dans les aliments.
Connaissez-vous l’acrylamide? Il ne s’agit ni d’un insecte ni d’un tissu. L’acrylamide est une substance qui se forme au contact d’un acide aminé, l’asparagine, et du sucre naturel de certains aliments lorsqu’ils sont cuits ou frits à haute température.
C’est dans les frites et les croustilles que l’on retrouve la plus grande concentration d’acrylamide, mais on en retrouve aussi dans le pain, les biscuits, les pâtisseries, le café, et les céréales.
Découvert pour la première fois en Suède en 2002, l’acrylamide a depuis été jugé dangereux pour l’homme par plusieurs pays, donc le Canada et classé comme «probablement cancérigène». Bien qu’on ne connaisse pas encore exactement l’effet de cette substance sur la santé humaine, on sait que l’acrylamide provoque le cancer chez les animaux de laboratoires et qu’elle est toxique pour le système nerveux.
Devant ce constant alarmant, Santé Canada souhaite diminuer la présence d’acrylamide dans ces aliments en imitant certains pays, notamment les États-Unis, l’Australie et le Danemark, qui ajoutent une enzyme, l’asparaginase, aux pâtes avant la cuisson des produits de boulangerie et aux frites et aux croustilles avant qu’elles ne soient frites.
Alors le Canada aurait peut-être deux choix pour contrer cette substance, ne reste plus qu’à décider quand il agira.