Pour mes prochains billets, je vais délaisser quelque peu les prochaines sorties en DVD et donner mes impressions sur certains films vus au Festival du Nouveau Cinéma :
Slovenian Girl : Comme son nom l’indique, ce film slovène (coproduit avec quatre autres pays d’Europe) s’inscrit dans la lignée des films nationaux et dresse un portrait d’une jeune femme solitaire et instable (étudiante de jour/prostituée de nuit) qui cherche ses repères dans une société en pleine mutation. Performance très sentie et touchante de la jeune et belle comédienne Nina Ivanisin.
Passenger Side : Après Looking for Leonard, le montréalais Matthew Bissonnette poursuit dans la même veine intimiste avec ce road movie de deux frères radicalement différents à travers la villégiature californienne. La complicité entre les deux personnages est contagieuse et le film est parsemé de répliques délicieuses et de rencontres inusitées. Un petit film tranquille et sympathique rehaussé par une superbe trame sonore (supervisé par Mac MaCaughan, l’ancien leader de Superchunk) qui tue.
Dirty Mind : annoncé dans le catalogue comme le meilleur synopsis de l’année (faudrait quand même pas charrier!), cette très agréable et originale comédie belge est à la fois romantique, dramatique et absurde. Le traitement rappelle davantage le cinéma de série B (le film se situe dans le milieu du cinéma, spécialement le métier de cascadeur) et renferme d’impressionnantes cascades. Le film s’essouffle un peu dans le dernier tiers, mais la finale est satisfaisante. Le comédien Wim Helsen offre une performance tout à fait délicieuse dans un double rôle Diego/Tony T.
Koma: 1- Dégradation de l’état de conscience qui empêche la communication réceptive et expressive avec le milieu environnant. (Tiré de Terminologie de neuropsychologie et de neurologie du comportement. Recherche et réd. Louise Bérubé., c1991.) 2- Film autrichien de Ludwig Wüst à mi-chemin entre le cinéma de Michael Haneke et Ulrich Seidl mais filmé et monté sans talent.
George A. Romero’s Survival of the Dead: Le vieux George A. poursuit et persiste avec ce nouveau volet sur son thème favori : le film de morts-vivants. Malgré la connexion avec son précédent Diary of the Dead, ce film n’est pas une suite. Cette fois-ci, Romero propose une sorte de western comico-horrifique davantage embarrassant qu’amusant. L’heure de la retraite a enfin sonné, mon George ?
Pas encore de coups de coeur jusqu’à maintenant, mais le festival est encore jeune…