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Les médias montréalais et la culture de l'impossible

Voici une courte réflexion – très en retard – à la suite de
l’élimination du Canadien en sept matchs contre les Bruins.

On a entendu certains commentateurs sportifs se plaindre de
la «culture de la médiocrité» qui entoure le Canadien de Montréal, autant dans
l’organisation que chez les partisans. Ces mêmes observateurs n’en reviennent
tout simplement pas que les «nouveaux» fans soient satisfaits d’une sortie
honorable en première ronde des séries alors qu’à une certaine époque, une
saison sans Coupe Stanley était une saison à oublier pour le Tricolore.

Ce que ces commentateurs oublient, c’est que beaucoup de
gens qui suivent le Canadien aujourd’hui n’ont jamais connu la période de
gloire de cette équipe.

Prenons mon cas. J’ai 30 ans, donc je n’ai de souvenirs
clairs que de la conquête de 1993. Et depuis ce temps, on peut difficilement
dire que la formation au passé glorieux a été dominante. Finie l’époque où il y
avait très peu d’équipes dans la Ligue et où le Tricolore pouvait compter sur
les meilleurs joueurs d’ici. Aujourd’hui, la compétition est féroce, et
atteindre les séries est un exploit en soit. Les nouveaux partisans ont
peut-être la «culture de la médiocrité», mais certains observateurs plus âgés
ont la «culture de l’impossible».

Croire que le Canadien pourra un jour atteindre,
saison après saison, les mêmes standards qu’au cours des décennies 1950, 1960
et 1970 est aussi réaliste que croire que Ruth Ellen Brosseau sera la meilleure
député de l’histoire de Berthier-Maskinong

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