Voici quelques observations à la suite de la victoire du Canadien contre les Bruins mardi soir au Centre Bell.
Je ne sais franchement pas quoi dire à propos de la mise en échec de Zdeno Chara sur Max Pacioretty à part que c’est une image qu’on n’oubliera pas de sitôt. Après avoir été poussé par le gros défenseur des Bruins, Pacioretty a donné violemment contre le poteau tenant la baie vitrée à l’extrémité du banc des Bruins. Il semble que ce soit la tête et le coup du jeune attaquant qui ont absorbé le gros du choc.
C’est difficile de ne pas blâmer Chara pour son geste. À la reprise, on voit clairement qu’il sait où il se trouve sur la glace et il choisit quand même de pousser Pacioretty qui, en plus, n’est pas en équilibre.
Pacioretty est resté inconscient un long moment sur la glace et les soigneurs ont fait très attention de bien l’immobiliser avant de le sortir sur une civière. Avant de quitter la glace, Pacioretty a ouvert les yeux. Il était capable de bouger tous ses membres.
Je vais attendre un peu avant de clouer Chara au pilori et souhaiter à Max Pacioretty le plus prompt des rétablissements.
Si jamais le Canadien et les Bruins croisent le fer en séries éliminatoires, la formation de Boston aura probablement l’avantage. Elle est tout simplement mieux construite pour le tournoi d’après saison avec sa robustesse, son excellente défensive et sa profondeur à l’attaque. Le seul avantage réel du Canadien se situe dans les buts avec Carey Price. Tim Thomas se débrouille toutefois très bien devant le filet des Bruins, ce qui annule pratiquement l’importance de Price.
Donc, objectivement, Boston est une meilleure équipe. Cela étant dit, les partisans auraient droit à une longue série. Ne serais-ce que parce que le Tricolore joue avec une passion qu’on ne lui connaît normalement pas quand il affronte ses rivaux de toujours en sol montréalais.
En plus de marquer un but en avantage numérique, James Wisniewski a permis à l’attaque de se poursuivre en récupérant une rondelle in extremis avant qu’elle ne traverse la ligne bleue à au moins deux reprises durant le match. C’est exactement pour cette raison qu’il est essentiel d’avoir un défenseur offensif de ce genre dans la formation. C’est vrai que Wisniewski va faire mal à son équipe à l’occasion en zone défensive – il a un différentiel de moins 15 pour la saison -, mais ce qu’il apporte à l’attaque est trop important pour se laisser déranger par ses lacunes. Laissons Paul Mara, Hal Gill, Roman Hamrlik et Brent Sopel être responsable en défense.
Qui a dit que les batailles n’étaient pas populaires auprès des partisans? Quand Ryan White a jeté les gants devant Johnny Boychuk en début de première période, la foule s’est levée d’un bond. Le Centre Bell n’avait pas été aussi bruyant depuis le début de la saison.