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Ce n’est qu’un au revoir Hillary…

Hillary Clinton, la secrétaire d’État américaine tire sa révérence ce vendredi, laissant un héritage qui sera quand même lourd à porter pour John Kerry sur la scène internationale, malgré son expérience.

Les médias américains ont toujours dit qu’elle a une voix qui lui est propre, «a voice of her own». Et c’est vrai que cette dame peut être d’un pragmatisme délirant par moment.

Je me souviens du scandale qu’avait provoqué le premier voyage de Mme Clinton à l’étranger. Elle avait fait sourciller plusieurs en affirmant que les différends entre la Chine et les États Unis sur les droits humains ne devraient pas les empêcher de trouver un terrain d’entente sur d’autres questions. Une remarque qui avait profondément choqué les défenseurs des droits de la personne qui avaient appuyé sa candidature pour la présidence.

Mais trois années plus tard, elle a réussi à négocier la libération d’un avocat chinois aveugle qui s’était réfugié à l’ambassade américaine et à rouvrir le dialogue avec la Chine sur la question des droits humains. C’était un des plus grands triomphes diplomatiques de sa carrière, comme l’a été sa visite au Myanmar, en 2011, faisant d’elle le premier secrétaire d’État américain à visiter le pays en 56 ans.

Les attaques sur l’ambassade en Libye ont jeté une ombre sur la carrière d’Hillary Clinton. Beaucoup se demandent également si ses problèmes de santé des derniers mois ne viendront pas faire obstacle à ses ambitions politiques. Mais avec 67% dans les sondages, aucun démocrate n’est pour le moment mieux placé qu’elle pour unifier le parti.

Ceci dit, on va se garder de sauter aux conclusions en se rappelant qu’en  2008, Hillary Clinton était pressentie comme la candidate du parti démocrate, jusqu’à ce qu’elle perde devant Barack Obama. Mais, je ne peux m’empêcher de me tourner vers 2016 et me demander si la première femme présidente ne pourrait pas succéder au premier président noir.

 

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