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Tunisie: le progrès passe par les femmes

Depuis 2011, malgré elle, la Tunisie est devenue le baromètre des pays arabes. Après la révolte, on a cru à sa radicalisation irréversible. Mais ce n’est plus le cas, entre autres, grâce à ses femmes.

Depuis le début du printemps arabe, les langues des conservateurs se sont déliées en Tunisie. Ils ont commencé à revendiquer ouvertement des positions rétrogrades comme le retour de la polygamie.

Certes, en 1956, sous la houlette de Bourguiba, la Tunisie a eu un élan avant-gardiste qui a bousculé les mœurs traditionnelles. Mais, dans la vraie vie, la société tunisienne est demeurée machiste.

Un demi-siècle plus tard, la violence faite aux femmes est tangible. Selon des chiffres relayés par la presse locale et étrangère, notamment Jeune Afrique, près de la moitié des Tunisiennes seraient exposées à la violence.

Il était donc légitime d’avoir des craintes. Avec les débats houleux sur la nouvelle constitution, les observateurs s’attendaient à un retour en arrière irrémédiable. 

Heureusement, les Tunisiens ont pondu dans la douleur l’une des constitutions les plus avancées au monde, grâce aussi au combat des femmes.

Et pour cause, selon les chiffres du ministère tunisien de la Femme rapportés par Jeune Afrique, celles qui représentent 50,5% de la population tunisienne sont actives: 63,6% des lauréats au baccalauréat (équivalent au DEC) en 2013 sont des femmes. Elles représentent 30% des actifs (contre 27,9% en 2010) dont: 75% des pharmaciens, 55% des enseignants, 45% des chercheurs, 40% des chefs d’entreprise, 35% des employés du secteur des médias et de la communication et 20% des magistrats.

Dans «Femmes: en Tunisie, des citoyennes de choc», Frida Dahman propose le portrait de sept Tunisiennes qui représentent l’avenir et l’espoir:

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