Côté cœur, mon année 2011 s’est terminée d’une bien drôle de façon… Disons que j’ai touché le fond du baril. Ce qui est positif dans tout cela, c’est que lorsqu’on atteint le degré zéro, on n’a pas le choix de remonter la pente par la suite.
Voici ce qui s’est passé à la fin du mois de décembre : j’ai rencontré un mystérieux jeune homme dans une soirée. Nos regards se sont croisés et, alors que nous avions à peine commencé à parler, la soirée s’est terminée. Encore sur ma faim, je l’ai invité à poursuivre la conversation chez moi. Nous venions tout juste de prendre place dans un taxi que le garçon en question m’a annoncé qu’il avait une blonde. Quelle surprise!
Je me suis alors retrouvée face à un dilemme moral : soit je le mettais à la porte du taxi, soit j’acceptais, en toute connaissance de cause, de poursuivre la route avec lui jusqu’à mon appartement en sachant très bien ce qui allait se passer.
Parce qu’il m’intriguait fortement, mais aussi, je dois bien l’avouer, parce que j’avais besoin d’un peu d’affection, je l’ai quand même invité chez moi. Quand nous sommes arrivés à destination, j’ai bien compris qu’il n’avait pas vraiment envie d’échanger… des mots. Nous nous sommes alors embrassés, mais nous en sommes restés là, car monsieur se sentait finalement un peu «cheap»! Il a noté mon numéro de téléphone avant de partir en me disant qu’il allait me redonner des nouvelles…
J’étais certaine de ne plus jamais entendre parler de lui, mais il m’a finalement recontacté deux jours plus tard en me disant qu’il souhaitait terminer ce qu’il avait commencé. Même plus, il me demandait s’il pouvait, de temps à autre, venir me rendre visite en fin de soirée… En d’autres termes, il me demandait de devenir sa maîtresse!
Le pire, là-dedans, ce n’était pas sa proposition – qui, même si elle n’était pas «correcte», avait le mérite d’être honnête –, c’est plutôt ma réponse. Je lui ai dit : «Je vais y réfléchir!» Pendant quelques minutes, j’ai vraiment pensé que c’était une bonne idée d’être la maîtresse d’un gars que je connaissais à peine. Ben quoi, il embrassait très bien!
Finalement, après réflexion et après avoir parlé avec une de mes amies m’ayant démontré clairement le ridicule de la chose, j’ai décliné son offre. Il m’a dit être très déçu, en ajoutant que je l’avais quand même invité à monter chez moi en sachant qu’il était en couple, et que donc, je ne devais pas avoir trop de principes. Il n’a pas vraiment écrit ça, mais c’est à peu près ce que ça voulait dire!
La réalité m’a alors frappée de plein fouet : étais-je aussi désespérée que cela? Étais-je à ce point en manque d’attention et d’affection de la part de la gent masculine pour accepter d’être la troisième roue du carrosse? Allais-je accepter de faire ce que je ne voudrais au grand jamais me faire faire?
J’ai alors pensé à la loi du karma et je me suis dis que cette décision était peut-être la meilleure que j’avais prise de ma vie. Être une célibataire cherchant désespérément l’amour là où il n’y en avait manifestement pas : ce n’est certainement pas comme ça que j’allais commencer la nouvelle année! Oh que non!
Sur ce, je vous souhaite à toutes et à tous une année 2012 remplie de vraies belles rencontres!
Pour joindre notre chroniqueuse : juliette@journalmetro.com
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