C’est en décembre que se tiendra la Conférence de Copenhague qui doit nous donner une entente qui succédera au protocole de Kyoto sur les changements climatiques.
Notre avenir et celui de nos enfants dépendent largement de ce qu’il y aura dans cette nouvelle entente internationale.
La première chose que je veux dire avec force, c’est que, contrairement à ce que certains affirment, Kyoto n’est pas un échec. Ceux qui se sont emparés de l’esprit de Kyoto et des mécanismes mis en place ont remporté des succès. L’Union européenne comptait 15 membres quand le protocole de Kyoto a été adopté. En 2007, les émissions de GES de ces 15 pays étaient de 5 % inférieures au niveau de 1990. On prévoit qu’en 2012, ces 15 nations auront des émissions représentant 8 % de moins que le niveau de 1990, atteignant ainsi leurs objectifs!
Deux enjeux majeurs
À mon avis, il y aura deux enjeux majeurs à Copenhague. D’abord, la diminution importante des émissions de GES de la part, bien évidemment, des pays développés, mais également de la part des grands pays émergents que sont la Chine et l’Inde
Ensuite, la justice climatique. Depuis 1850, les USA ont relâché dans l’atmosphère 29 % de tous les GES, l’Europe, 27 %, et la Chine, seulement 8 %; on ne peut donc exiger de tous le même effort. Si on veut une justice climatique, il faut aussi aider les plus pauvres, qui, dans bien des cas, seront les plus touchés, alors qu’ils ont très peu contribué au réchauffement.
Tout un programme, me direz-vous!
Et pourtant, en 2008, pour la première fois depuis plus de 150 ans, les investissements dans les énergies vertes et émettant peu de GES ont surpassé les investissements dans les énergies fossiles : 140 G$ pour les énergies propres contre 110 G$ pour les énergies polluantes.
Dommage que le Canada soit en train de manquer le bateau. Selon le Financial Times, les investissements du Canada dans «l’économie verte» représentent à peine la moitié de ceux des autres pays riches. Ils représentent seulement 8 % du dernier budget fédéral, contre 14 % pour les pays développés. En Chine, c’est 36 %, et en Corée du Sud, 79 %!