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Les légumes vont coûter cher

Marché Jean-Talon, samedi dernier. Le maïs se vendait 3 $ pour six épis, 5,50 $ la douzaine. C’est beaucoup plus cher que par les années passées. Et il en allait de même pour un bon nombre de fruits et de légumes.

Jean-Claude Vigor, chroniqueur horticole bien connu, a attribué ces prix élevés à la température maussade que nous avons connue cet été.

Vous vous en souvenez sans doute, l’été 2008 a connu lui aussi sa part de difficultés.

Beaucoup de gens m’ont posé LA question : est-ce que les changements climatiques auraient quelque chose à voir avec ce qui se passe côté température? Difficile d’y répondre.

D’aussi loin que je me souvienne, le Québec a toujours connu des étés couci-couça une fois de temps en temps.

Cela étant dit, voici ce que nous disent les spécialistes : le réchauffement climatique a déjà entraîné un accroissement des précipitations aux latitudes plus nordiques, de chez nous jusque dans le Grand Nord. En même temps, on prévoit une sécheresse durable dans le sud-ouest de l’Amérique du Nord (Californie, Nevada, Arizona). Les autorités de ces régions prennent la chose très au sérieux. Ces tendances pourraient encore s’amplifier si le réchauffement n’est pas mis en échec.

Alimentation et climat reliés
Revenons, si vous le voulez bien, à nos légumes. À mon avis, une chose saute aux yeux, et c’est que notre sécurité alimentaire dépend étroitement de la stabilité climatique.

Si l’humanité a pu prospérer depuis l’invention de l’agriculture il y a 10 000 ans, c’est grâce à une certaine stabilité du climat. Celle-ci a  permis de développer une production agricole sans précédent. C’est sur cette base que repose notre société globale, complexe et forte de presque sept milliards d’êtres humains.

De ce point de vue également, personne n’a intérêt à bouleverser le climat. Réunis avec leurs collègues des provinces et territoires canadiens pour une session du Conseil de la fédération la semaine dernière, les premiers ministres de la Saskatchewan et de l’Alberta auraient dû parler de ça plutôt que de chercher des raisons pour ne pas réduire leurs émissions de GES.

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