Le thanatologue Patrick Fortin, qui a été propriétaire d’un complexe funéraire à Anjou avant de le vendre il y a un peu plus de six mois, se retrouve dans l’eau chaude. L’homme d’affaires a été condamné à des amendes de plus de 100 000 $ pour avoir pigé dans l’argent de ses clients.
Ces sommes ce sont celles de plusieurs clients ayant déboursé pour des préarrangements funéraires, indique le Journal de Montréal qui a révélé cette affaire il y a quelques jours. Dans le domaine des préarrangements, le dépôt obligatoire de l’argent assure que les complexes funéraires pourront livrer les services lors du décès.
Il s’agit de la troisième fois en sept ans que des accusations à l’endroit de M. Fortin de la part de l’Office de la protection du consommateur (OPC) mènent à des amendes.
En 2006, 2008 et 2013, l’homme d’affaires a été condamné à payer respectivement 8250 $, 21 500 $ et 100 175 $.
Les démêlés de M. Fortin se poursuivent. L’OPC lui a signifié de nouvelles accusations. Son procès devrait débuter le 27 mars au palais de justice de Joliette.
L’organisme de protection des consommateurs est conscient qu’en déposant de nouvelles accusations, cela complique davantage la situation de M. Fortin et que celui-ci risque d’avoir plus de difficultés à renflouer les comptes des préarrangements funéraires de ses clients.
Un ami qui a investi dans l’un des projets de l’homme d’affaires a expliqué que M. Fortin avait pigé dans le compte en fiducie de ses clients pour payer les coûts de construction de son château de Terrebonne. Il a également omis de payer des impôts pour renflouer les comptes de ses clients et payer les amendes reçues.
Le gouvernement provincial lui réclame plus de 400 000 $ pour des impôts impayés, alors que la réclamation du gouvernement fédéral se chiffre à plus de 230 700 $ (impôts impayés). L’homme d’affaires a aussi des créances de plus de 128 000 $ et 153 000 $ envers un constructeur et une entreprise d’investissement.
Nous avons tenté de joindre à quelques reprises M. Fortin, mais sans succès. (S.C.)