« On a besoin d’un tel service dans le secteur. Les gens vont devoir attendre plus longtemps si tout le monde se rend au même endroit », croient Mme et M. Fournier.
Comme toutes les personnes rencontrées aux portes du CLSC, le couple s’est prononcé contre cette décision.
Dès la fin de semaine prochaine, les patients devront se rendre à Pointe-aux-Trembles pour recevoir des soins.
La question du transport préoccupe principalement les usagers.
« Ma fille doit venir au CLSC tous les jours, pour un changement de pansement à la suite d’une opération. Elle n’a pas de voiture et en raison de son état, elle ne peut prendre l’autobus. De devoir aller à Pointe-aux-Trembles c’est beaucoup plus loin », de commenter Mme Gagné.
Manque d’information
Parmi la clientèle interrogée, personne n’était informé des nouvelles heures d’ouverture. D’ailleurs, aucune affiche n’en fait état sur les portes du CLSC.
Certains employés aussi s’inquiètent de cette décision du CSSS.
« C’est malhonnête de la part de l’administration de ne pas avoir informé la population. Ce n’est peut-être pas une coupe, mais ça réduit tout de même le service à la population », estime une employée qui tient à garder l’anonymat.
Elle observe une diminution dans la qualité des services, notamment du temps consacré à chaque patient, au cours des dernières années.
« Alors qu’il y a une augmentation du nombre de cadres, la charge de travail des employés ne cesse d’augmenter. Ça nous laisse moins de temps pour avoir un contact humain avec les patients et pour faire de l’enseignement », conclut-elle.
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