En 2003, un besoin grandissant se fait sentir chez les commerçants du quartier, principalement sur la rue Ontario; celui de l’enlèvement de graffitis, raconte la directrice générale de l’organisme, Pauline Picotin. Plusieurs partenaires et gens d’affaires se rassemblent et, sous la gestion de la Corporation de développement de l’Est, fondent l’organisme. Ce n’est qu’en 2006, que YQQ vole de ses propres ailes et, un an plus tard, obtient la gestion de deux des écoquartiers de l’arrondissement.
Depuis une décennie, l’organisme nettoie les façades et les murs des différents bâtiments de MHM, mais aussi de la métropole. C’est en moyenne 8 000 m2 de surface que les techniciens nettoient chaque année. Toutefois, les employés sont davantage sollicités depuis deux ans.
« Nous avons nettoyé 21 500 m2 de mur en 2012, et 15 500 m2 en 2011. Cette année, nous envisageons près de 20 000 m2. Le graffiti est un phénomène récurrent. Nous nous en enlevons beaucoup, mais il en revient aussi beaucoup », souligne Mme Picotin.
Cette hausse serait rattachée aux nombreux événements sociaux qui ont touché la population montréalaise, dont le printemps érable.
« Il y a un changement dans la nature du tag. C’est devenu une nouvelle façon de s’exprimer et de revendiquer ses idées, sur les coupes financières, l’embourgeoisement ou le développement de certains secteurs par exemple. Néanmoins, ces messages sont souvent haineux. S’il y a beaucoup de messages de ce type, l’endroit devient malpropre et les résidents s’approprient moins leur milieu. Ça crée alors des poches d’insécurité. Nous priorisons alors l’enlèvement de ces graffitis, pour éviter ces situations », indique Mme Picotin.
Outre les graffitis
Même si le retrait de graffitis est une partie importante de YQQ, l’organisme ne se limite pas à ce domaine. Il a étendu ses services, mais aussi ses partenariats, pour devenir un incontournable de Mercier – Hochelaga-Maisonneuve.
« Nous n’avons pas seulement un objectif. Nous nous diversifions dans de nombreux domaines, l’écologie, l’environnement, le transport actif, etc. Cependant, nous allons toujours dans la même lignée. Les actions que nous entreprenons ont pour but d’améliorer les qualités de vies des citoyens et de la collectivité en général », explique Mme Picotin.