Le projet actualise la Charte de la langue française en adoptant de nouvelles mesures pour renforcer l’emploi du français au travail, à l’école et dans les entreprises.
« Le parti québécois s’était engagé à déposer une nouvelle charte dans les 100 premiers jours de son mandat et c’est ce que nous avons fait avec ce projet rassembleur pour tous les Québécois », a déclaré Maka Kotto, député de Bourget et ministre de la Culture et des Communications du Québec pour qui la langue française et la culture sont les socles de notre identité et de notre avenir en cette terre d’Amérique.
Le droit de vivre et de travailler en français sera enchâssé dans la Charte des droits et libertés de la personne et il y sera indiqué clairement que le français est la langue officielle du Québec.
Toutes les entreprises québécoises devront offrir un service en français à leur clientèle. Les entreprises de 10 employés et plus devront afficher clairement les principaux droits linguistiques des employés.
Celles de 26 à 49 employés devront s’assurer que le français est la langue de travail courante dans leur milieu. Enfin, toutes les entreprises traitant avec l’État devront respecter les exigences de la charte.
Par ailleurs, afin de faciliter l’intégration des nouveaux arrivants francophones, il sera interdit aux employeurs d’exiger le bilinguisme, à moins que ce soit nécessaire à l’accomplissement de la tâche. L’offre de francisation pour les nouveaux arrivants sera augmentée.
Le gouvernement souhaite enrichir l’enseignement du français en augmentant le nombre d’heures consacrées à l’apprentissage de cette langue, du niveau préscolaire au niveau collégial. L’enseignement du français sera intensifié dans les milieux anglophones. Pour obtenir leur diplôme, les étudiants, tant francophones qu’anglophones, devront réussir une épreuve de français.
« Il est fondamental que tous les jeunes du Québec acquièrent une excellente connaissance de la langue française, notre langue commune. Toutefois, afin de favoriser l’ouverture sur le monde, le gouvernement haussera aussi l’offre de cours de langue anglaise dans les écoles francophones pour offrir aux étudiants le meilleur avenir possible », a expliqué M. Kotto.
Les municipalités, les hôpitaux, les sociétés d’État, les ministères et les organismes gouvernementaux devront aussi s’assurer que le français soit la langue usuelle de travail et faire du bilinguisme institutionnel une exception.
Une vaste consultation sera menée à travers tout le Québec au cours de la prochaine année dans le but de recueillir les commentaires et suggestions des citoyens.
« Que ce soit dans les milieux académiques, les entreprises ou les institutions, le français reprendra, avec notre projet de loi, sa place à titre de langue officielle, permettant à tous de vivre et de travailler en français au Québec », a conclu fièrement le député de Bourget, rappelant qu’il y a 35 ans cette année était adoptée la loi 101 que pilota le Dr Camille Laurin en 1977.