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La popote tatouée sur le cœur

Desjardins Josianne - TC Media
Françoise Pilote porte fièrement le titre de doyenne des bénévoles de la popote roulante à Anjou. Elle aide à la préparation des repas pour les personnes âgées en perte d’autonomie depuis maintenant 33 ans.

À huit heures le matin, tous les mardis et jeudis, Mme Pilote est fidèle au poste à la cuisine de la popote roulante, au sous-sol de l’église Saint-Conrad. Tout sourire, elle place les gamelles dans le sac de transport, qui sera remis à l’une des « baladeuses » participantes: ce sont elles qui font la livraison des repas chauds. À bord de leur propre voiture, elles entament leur parcours. Tout doit être livré à temps pour le dîner!

Première destination: la résidence de Mme Bilodeau. Depuis qu’elle a été traitée pour le cancer, elle se sent moins en forme pour cuisiner. « Je ne peux pas me plaindre, je suis très bien servie! », s’exclame-t-elle.

Et puisqu’elle vit seule, elle a moins le goût de se préparer des repas. « Je trouve ça plate. J’aime mieux aider à faire la cuisine lorsque j’ai de la compagnie », soutient-elle.

Des repas « comme ceux de maman »

Jeudi dernier, le 14 mars, saucisses, gnocchis et légumes ont été servis aux 24 bénéficiaires de la popote roulante à Anjou, en plus d’une soupe et d’un dessert.

« Les menus sont très variés, indique Mme Pilote. Tout est fait maison ou presque. Ce sont des repas comme ceux de maman ».

Quiche, jambon à l’ananas, rôtie de dinde ou encore bœuf aux légumes, chacune des cuisinières a sa spécialité et met son grain de sel dans la planification des repas.

La Semaine des popotes roulantes existe depuis huit ans afin de faire valoir le maintien de la qualité de vie des personnes âgées.

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