La disponibilité de fruits et légumes frais et bons marchés à l’année longue est d’ailleurs l’un des aspects qui méritent l’attention des élus, considère Khadija El Bouhali, coordonnatrice du ROCHA.
Actuellement, peu de marchés indépendants des grandes chaînes d’alimentation ont pignon sur rue à Anjou, ce qui fait que les prix des fruits et légumes ne sont pas aussi concurrentiels que dans d’autres arrondissements de la métropole.
Pour remédier à cette situation, le ROCHA a décidé de prendre part au programme Bonne boîte bonne bouffe pour permettre à tous les résidents de se procurer une boîte remplie de fruits et légumes selon la saison. « Mais ce n’est pas encore assez, ça ne répond pas à tous les besoins. Il doit y avoir un meilleur accès à ces aliments quand même », insiste Mme El Bouhali.
Celle-ci constate par ailleurs une augmentation du nombre d’appels de parents qui ont besoin d’aide alimentaire, une situation qu’elle juge « inquiétante ».
Pas prêts pour l’école
Anjou est l’arrondissement où l’on retrouve la proportion la plus élevée d’enfants vulnérables dans le territoire de Mercier-Est/Anjou, qui s’élève à 43%. C’est ce qui est ressorti de la publication d’une étude sur la maturité scolaire en 2008.
Depuis, le ROCHA a crée le comité d’Éveil à la lecture et à l’écriture et lancé le projet Sac à dos, qui assure que ce dernier soit composé d’un livre, de la documentation et d’un cahier de suivi pour les parents dont les enfants sont âgés de 0 à 5 ans.
Mais d’autres efforts doivent être faits pour que tous les enfants du territoire soient prêts à aller à l’école, insiste Mme El Bouhali.
Accompagner les aînés
Les personnes âgées qui doivent subir des traitements médicaux récurrents et qui n’ont personne pour les accompagner sont souvent prises au dépourvu.
Le Service bénévole d’entraide Anjou assure déjà le transport d’aînés pour qu’ils puissent se rendre à leurs rendez-vous médicaux, mais n’ont pas les ressources nécessaires pour être en mesure d’offrir un service spécialisé.
Mme El Bouhali considère que les organismes publics ou l’arrondissement doivent faire preuve d’ouverture au transport adapté pour permettre à ceux qui doivent suivre des traitements de chimiothérapie, par exemple, de s’y rendre sans problème.