Dépouillement d’arbre de Noël, brunch du temps des Fêtes, visite au Village du père Noël, programmation spéciale d’activités, journée cinéma et maïs soufflé, soirée pyjama pour les enfants, décoration, préparation des biscuits pour le père Noël, etc, les événements ne manquent pas.
« L’objectif est de leur faire passer de bons moments pour qu’elles ne broient pas du noir et que les enfants s’amusent. Lorsqu’elles sont hébergées et que le conjoint est en liberté, les femmes ne peuvent célébrer avec leur famille, par mesure de sécurité.
« Nous devons donc nous organiser pour que Noël demeure un moment magique, malgré tout, et ça se passe très bien. Elles ont le soutien dont elles ont besoin et l’animation est assurée par les employés. C’est une grande fête », souligne Sabrina Lemeltier, directrice de La Dauphinelle.
La Dauphinelle accueille également les anciennes membres de l’année précédente. Elles sont invitées aux célébrations du 24 décembre. Le terme partage prend alors tout son sens.
Mais il n’y a pas que les membres qui recevront un cadeau cette année. L’organisme aura également droit au sien. La maison d’hébergement, qui célèbre ses 30 ans, déménagera à l’été 2012 dans des locaux plus spacieux. Il sera en mesure d’accueillir davantage de femmes victimes de violence conjugale. En 2010, plus de 1000 demandes ont été refusées par manque d’espace.
Les nouvelles installations permettront d’accueillir les familles plus nombreuses. Elles mettront aussi à la disposition des membres des appartements de transition qui permettront des séjours pouvant aller jusqu’à six mois.
« Présentement, les femmes et les enfants que nous accueillons sont avec nous, en moyenne, pour huit semaines, le temps de se reprendre en main. Parfois, certaines situations exigent plus de temps. C’est ce que nous voulons permettre avec les appartements de transition », ajoute Mme Lemeltier.
Cette dernière avoue que le dossier a amené son lot de questions, puisqu’il s’agit d’un gros changement. Elle est toutefois persuadée que ce sera pour le mieux.
« Le profil de la clientèle a beaucoup changé. Nous accueillons de plus en plus de femmes issues des communautés culturelles. Elles ont souvent plus de trois enfants et nous devions nous adapter pour être en mesure de les aider. Le défi (déménagement) est de taille, mais nous passerons au travers. »