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Le judo dans une école défavorisée

Nouveauté cet automne, le club de judo Anjou s’engage dans un projet scolaire dans une école en milieu défavorisé. Chaque semaine, un entraîneur du club enseigne cet art martial à des élèves de troisième et quatrième année.

« L’école primaire Hochelaga nous a approchés cette année pour participer à leur projet-sport. Une fois par semaine, Emmanuel Chevalier, un de nos entraîneurs, va à l’école pour enseigner », explique Réjean Lavoie, directeur technique du club.

« Le projet en est à sa dixième année, mais ça fait environ cinq ans que nous proposons des cours de judo. Nous offrons deux heures de sport supplémentaire aux jeunes qui le désirent. Toutefois, ils doivent faire des efforts en classe et avoir de bons comportements pour en privilégier », affirme Kathy Richard, responsable du projet-sport à l’école Hochelaga.

Le judo est une discipline parfaite pour le concept, considère Mme Richard. « J’aime bien le judo. C’est très populaire chez nos élèves, surtout les garçons. Ça leur permet de se défouler. Ça leur apporte aussi beaucoup de choses, comme un code d’honneur et de la rigueur. »

Le judo est l’une des disciplines les plus populaires dans le projet-sport. « C’est l’activité qui revient chaque année avec la natation », révèle Mme Richard.

Le club de judo Anjou a été sollicité à la suite du départ du précédent Sensei. « Dans les dernières années, nous travaillions avec M. Malépart. Il a eu un nouvel emploi et nous a quitté. J’ai alors fait appel à Judo Québec qui nous a recommandé le club d’Anjou. Ça va très bien depuis. Je suis satisfaite du travail de M. Chevalier. J’aime beaucoup sa philosophie et en plus, il a le tour avec les enfants », approuve Mme Richard.

Le travail effectué à l’école primaire Hochelaga se différencie de celui qu’effectue M. Chevalier au sein du club de judo Anjou. « La clientèle est différente. Certains élèves ont des problèmes de comportement, d’attention ou sont hyperactifs. Ils viennent de milieux difficiles. Nous sommes alors plus que des enseignants, nous sommes aussi des éducateurs ou des intervenants », laisse entendre l’entraîneur.

Pour ajouter au projet, le club de judo Anjou a décidé de permettre aux élèves de l’école de participer à une de leurs compétitions en décembre. « Il nous a invité à participer à un de leurs tournois. Je dois d’abord demander l’accord des parents », soutient Mme Richard.

Le club de judo Anjou apprécie tellement le projet qu’il va offrir des cours dans d’autres écoles du secteur. « Je ne veux pas dire quelles écoles, mais tout ce que je peux dire, c’est que le club va être dans d’autres établissements scolaires bientôt », annonce M. Lavoie.

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