Le maire de l’arrondissement d’Anjou, Luis Miranda, a présenté la situation financière de l’arrondissement pour l’année 2011, lors de la séance du conseil du 3 juillet.
M. Miranda a expliqué que les dépenses de l’arrondissement sont de deux ordres : le budget de fonctionnement qui finance l’entretien des parcs et des bibliothèques ainsi que le déneigement et le budget en immobilisations qui finance des projets majeurs, par exemple, la réfection de parcs et l’achat de véhicules.
En 2011, l’arrondissement d’Anjou avait reçu de la Ville-centre 26 M$ en dépenses et 1,2 M$ en revenus pour le budget de fonctionnement. M. Miranda a souligné que cette dotation ne permettait pas d’équilibrer le budget, c’est pourquoi l’arrondissement a dû prévoir une taxe spéciale pour déposer un budget équilibré.
« L’analyse approfondie de nos activités et dépenses nous a cependant permis de réduire cette taxe par rapport à 2010 », a ajouté le maire. Le budget de fonctionnement s’établissait donc en début d’année à 27 800 000 $ dont 1 498 000 $ provenaient d’une taxe locale.
Au terme de l’exercice financier, l’arrondissement a terminé avec des dépenses de 28 876 000 $, des revenus de 2 075 000 $ et un surplus de gestion de 1 187 000 $, ce dernier a été placé en réserve pour les imprévus. L’écart entre le montant accordé par la Ville et celui prévu par l’arrondissement est comblé par des revenus locaux.
« Nous avons atteint ce résultat grâce à une gestion rigoureuse, prudente et principalement en raison du règlement sur les cités [Loi sur les cités et villes] pour lequel nous avons constitué une réserve, n’eût été de ce dossier, des revenus additionnels et des permis de construction, nous n’aurions pas eu de surplus pour 2012», a confié le maire.
Ces surplus ont permis de rembourser la dette que l’arrondissement avait avec la Ville-centre due au déneigement. En 2008, en raison des chutes de neige exceptionnelles, la Ville avait consenti un prêt aux arrondissements.
Quant au budget d’investissement, l’enveloppe allouée au début de l’exercice par la Ville était de 5 148 000 $. Parmi les principaux investissements, le maire a rappelé l’acquisition de l’édifice sur le boulevard Métropolitain en vue de déménager les organismes qui se sont retrouvés sans locaux, à la suite de la reprise des locaux du Centre Chénier par la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île, la réfection du terrain de tennis du parc des Roseraies, la réfection du stationnement de la mairie, les travaux de la bibliothèque, l’acquisition de matériel roulant et le réaménagement du terrain de soccer et de la piscine du parc Roger-Rousseau. Ces projets ont finalement totalisé un investissement de 5 499 000 $. M. Miranda a profité du dépôt du rapport pour inclure la liste des contrats qui ont été octroyés en 2011.