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Révision de la dotation : Miranda est sceptique

Tranchemontagne Daphnée - TC Media
Depuis les fusions municipales, survenues en janvier 2002, le calcul de la dotation des arrondissements pose problème. Plusieurs élus locaux, dont le maire d’Anjou, Luis Miranda, réclament une révision de la répartition des revenus. Pour pallier ce problème, le maire de la Ville de Montréal, Gérald Tremblay, a fait savoir qu’il reverrait le mode de calcul des dotations.

Invité à réagir à cette annonce, M. Miranda s’est dit « ouvert mais sceptique ».

« Ça fait 10 ans que je demande à ce que ce soit revu et ça fait 10 ans qu’on me le promet. Même le maire Tremblay a admis qu’il y avait un problème à Anjou. Année après année, on dit que l’on va régler la situation, mais ça ne se fait pas. Je suis, disons, sceptique. Toutefois, je suis prêt à travailler avec la Ville-centre pour trouver des solutions », dit-il.

M. Miranda propose que la dotation soit calculée en fonction de trois critères : la population, la superficie du territoire et les particularités de celui-ci. Un système de pointage permettrait de les pondérer.

« C’est quoi une particularité? Si on prend mon cas en exemple. Tous les jours, ma population double à cause des Galeries d’Anjou. Chaque année, il y a 8,5 millions de voitures qui se rendent là. Ça use mes rues! Même chose avec mon parc d’affaires où il y a 10 000 camions qui circulent par jour. J’ai donc plus d’entretien à faire. C’est comme pour le déneigement. Parce que l’on a plusieurs entrées de garage, les gens rejettent leur neige dans la rue. Ça me coûte donc plus cher à déneiger du kilomètre », explique-t-il.

Le maire d’Anjou croit aussi qu’il faut « couper dans le gras » en revoyant la structure administrative des arrondissements, mais aussi de la Ville-centre. Il ne comprend pas pourquoi certains élus engagent des attachés politiques lorsque lui-même n’en a pas. Il soutient qu’il remplit cette fonction avec l’aide de ses conseillers.

« Il y a des arrondissements qui roulent sur l’or. Je ne veux rien enlever aux autres, mais il y en a qui ont plusieurs attachés politiques. Lorsque vous appelez ici, c’est parfois moi ou Jacques Rioux, directeur de l’arrondissement, qui répondons au téléphone. Ça vous donne une idée d’à quel point notre budget est serré. Quand je taxe, ce n’est pas pour augmenter les services, mais bien pour maintenir ceux que l’on a.

« Est-ce normal qu’Anjou, qui détenait l’un des plus bas taux de taxation figure désormais parmi les arrondissements les plus taxés. Ce n’est pas normal qu’il y ait des arrondissements, toujours les mêmes, qui terminent l’année avec des surplus de 3 M$ ou de 4 M$ », s’insurge-t-il.

Une rencontre est prévue au mois de février avec le président du comité exécutif, Michael Applebaum.

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