Qu’adviendra-t-il des terrains de la compagnie? Comment redéploie-t-on le secteur? Quels sont les moyens à mettre de l’avant pour aider les travailleurs à trouver un nouvel emploi? Comment peut-on apporter de l’aide aux partenaires d’affaires de Mabe pour qu’à leur tour, ils ne soient pas menacés de fermeture?
Toutes ces questions et bien d’autres trottent déjà dans la tête de plusieurs intervenants économiques. Et les réponses ne sont pas simples.
« Ce qu’il faut d’abord faire, estime Didier Fleury, directeur général de la CDEST, c’est de réunir les divers intervenants autour d’une même table pour se pencher sur ces questions.
« Il y a un travail de vigie à faire qui est essentiel. C’est en mettant les idées de tous en commun que l’on trouvera les meilleures solutions. Il faut être proactif. »
Si des pertes d’emplois ou des fermetures d’entreprises ne sont jamais de bonnes nouvelles en soi, il s’agit toutefois d’une occasion de se repositionner.
« Une des forces de l’arrondissement de Mercier – Hochelaga-Maisonneuve, c’est sa position géographique. Il se situe à proximité de grands axes routiers, ce qui est une force d’attraction pour les entreprises », indique M. Fleury.
Malgré les fermetures de Mabe et Johnson & Johnson, le directeur général de la CDEST demeure positif. Il remarque un certain dynamisme dans le quartier.
« Oui il y a du travail à faire, mais il y a de belles initiatives qui se mettent en place sur nos artères commerciales. Il y a également beaucoup de potentiel (terrain de l’ancienne Canadian Steel Foundries). Il faut voir le tout en termes de défis. »
Il y a aussi toute la question du Port de Montréal qui peut offrir de belles possibilités, croit M. Fleury. Bref, la tâche ne manque pas pour les intervenants économiques et l’avenir peut réserver de belles surprises…