Jan Stohl est un sculpteur professionnel de 58 ans et le porte-parole du groupe Droits de l’enfant et de la famille, le groupe de présumées victimes de la politique de protection de l’enfant au Québec. Il briguera les suffrages pour la Coalition pour la Constituante aux prochaines élections provinciales dans la circonscription de Bourget.
La Coalition pour la Constituante est une nouvelle formation politique. Elle a été reconnue par le directeur général des élections le 13 juin dernier.
« La démocratie est comme un terrain de jeu où les partis politiques idéologiques et partisans (composés de militants convaincus, de politiciens de carrière, d’opportunistes, etc.) sont appelés à briguer les suffrages pour gagner des élections et gouverner le pays.
« Cependant, le Québec n’a pas de constitution proprement dite et n’a pas signé celle du Canada en 1982. C’est précisément comme s’il n’y avait aucune règle fondamentale sur ce terrain de jeu et que l’équipe gagnante pouvait édicter des règles à volonté et à son avantage. On perdrait rapidement tout intérêt pour un jeu aussi stupide.
« Sauf que dans la vie quotidienne, les décisions de l’équipe politique gagnante nous affectent tous. Le régime actuel québécois permet au parti politique qui gagne la majorité des sièges d’être investi du pouvoir exécutif, de détenir la majorité décisive au législatif, d’imposer la ligne de parti aux votes de ses députés, d’administrer la justice et de nommer des juges.
« Dans ces conditions, où il n’y a pas de séparation effective des pouvoirs publics, nos politiciens peuvent distribuer des privilèges indus, nous imposer des lois, des normes et des règlements qui sont à leur avantage, nous bâillonner, violer nos droits fondamentaux par des dispositions d’exception des lois, et, naturellement, les juges donnent habituellement raison à leurs patrons au préjudice de l’ensemble de la population du Québec.
« Ainsi, cet état de fait de scandales, de corruption, de collusion, de nomination des juges, de financement des partis, etc., est le résultat inévitable de notre régime actuel.
« Ce n’est qu’une constitution du Québec qui peut mettre de l’ordre dans nos affaires publiques, notamment, en établissant la séparation effective et efficace des pouvoirs publics et en instituant des balises de leur comportement.
« Nous proposons ce grand chantier démocratique par convocation de l’Assemblée constituante, dont les délégués seront désignés par tirage au sort parmi les volontaires, et qui durera pendant deux ans pour redéfinir les structures démocratiques de l’État québécois et ainsi redonner le contrôle du pouvoir public au peuple », indique M. Stohl.