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35 ans de jumelage et de loyaux services

Carbonneau Valerie R. - TC Media
Le Parrainage civique de l’est de l’île de Montréal fêtait son 35e anniversaire en mai dernier. En plus de passer en revue son parcours historique, ce fut aussi l’occasion de réfléchir à de nouvelles orientations: les services autrefois destinés à une clientèle de 18 à 65 ans en déficience intellectuelle surtout, intègre désormais les ados (14-17 ans) et les aînés (65 ans et plus) présentant un problème de santé mentale. Un virage nécessaire, dit-on.

Fondé par Gérard Hamon à l’Hôpital Louis-Hyppolite Lafontaine en 1976, l’organisme d’intégration sociale dont le principe de base était de jumeler monsieur madame tout le monde avec des personnes présentant une déficience intellectuelle et/ou des problèmes de santé mentale a quitté les murs de l’hôpital vers les années 1980 pour voler de ses propres ailes. « Globalement, le PCEIM a géré plus de 1200 jumelages, note le directeur général Pierre Dufresne, qu’on a rencontré pour dresser un portrait de l’organisme. D’ailleurs, deux jumelages perdurent depuis les débuts », ajoute-t-il, en parcourant les photos prises lors du 35e anniversaire.

Or, en octobre 2010, le conseil d’administration a commandé une recherche sur les pratiques d’intervention communautaire en santé mentale chez les mineurs (14-17 ans) et les aînés de l’est de Montréal, explique M. Dufresne. Pourquoi? Parce que le visage de la santé mentale a changé et qu’il faut se repositionner, voire élargir nos services pour ainsi réorienter l’avenir selon les besoins de la communauté, résume-t-il. En juin 2011, une fois les résultats du rapport en main, l’organisme a travaillé à l’élaboration des nouvelles orientations visant les ados et les aînés à court, moyen et long terme, lesquelles ont été présentées aux réseaux public, communautaire et scolaire à la mi-février.

 

Souffle nouveau

« On a complètement revu la mission. Par exemple, il a fallu changer le mot « adulte » pour « personne » pour inclure tout le monde. » Plus que du jumelage, on entend d’une part créer un blogue pour les jeunes, organiser différentes activités d’intégration sociale, offrir du soutien scolaire, définir des protocoles d’intervention avec les parents des mineurs qui ont des problèmes de comportement; et d’autre part, organiser des ateliers d’art, des sorties saisonnières, des cuisines collectives, instaurer un bénévolat intergénérationnel en santé mentale et même tenir des ateliers d’informations sur des thèmes variés pour les aidants naturels. Entre autres services.

Le PCEIM a aussi formé le Comité des usagers, qui voit notamment à rehausser la vie associative, à accroître le sentiment d’appartenance et à suggérer et conseiller sur la qualité des services offerts. « Un tremplin qui permet autant à la clientèle qu’aux bénévoles de siéger à un comité consultatif auprès de la direction sur des sujets d’actualité. C’est d’ailleurs avec eux qu’on a formulé notre raison d’être, soit de travailler au rétablissement de ces personnes et le soutien aux familles et aux proches, une formule qui s’appuie sur des bénévoles soutenus par une équipe en intervention. »

Cela dit, sans pour autant délaisser la clientèle en déficience intellectuelle, toute nouvelle demande adressée au PCEIM devra nécessairement constituer un problème de santé mentale.

 

Le PCEIM au Salon des ressources en Santé mentale

Le PCEIM participera au Salon des ressources en Santé mentale, les 24 et 25 avril, au Plaza Antique (6086, rue Sherbrooke Est). Organisé par la table de concertation en santé mentale de l’est de Montréal, le salon sous le thème « La personne d’abord! » a pour mission de faire connaître les services disponibles dans le secteur pour les personnes aux prises avec un problème de santé mentale chronique ou transitoire. L’événement permet aussi d’améliorer les connaissances et le maillage des intervenants des réseaux communautaire et institutionnel en santé mentale.

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