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Aventures mexicaines

Trois filles célibataires en vacances au Mexique, ça donne lieu à toutes sortes d’aventures. Laissez trois amies dans un petit hôtel sympa près de la plage où le bar est le lieu de rendez-vous des habitués du coin, et elles se feront en moins de deux pleins d’amis mexicains et… quelques amants de passage!

Nous n’avons pourtant rien demandé! C’est que lorsqu’on est en voyage, il se produit un phénomène assez étrange. Notre timidité fout le camp, on peut facilement parler avec des inconnus, on accepte toutes les invitations qui nous sont faites, on arrête de tout analyser, on ne craint pas les refus, on trouve tout le monde beau, et on est dans le moment présent. Si seulement ça pouvait toujours être comme ça!

Par exemple, si mes amies et moi avions été à Montréal, nous n’aurions peut-être pas accepté l’invitation à aller prendre un verre de notre timide guide de plongée. Nous n’aurions donc pas rencontré ses amis, et mon amie Valérie n’aurait certainement pas vécu une petite amourette de voyage.

Elle n’aurait pas pu expérimenter le romantisme des Mexicains qui, ma foi, rendrait vertes de jalousie quelques Québécoises de ma connaissance. Ce n’est pas juste dans les films qu’un gars peut t’amener sur la plage pour te faire écouter sur son iPod une chanson qui lui fait penser à toi. Et ce n’est pas juste dans les films qu’un gars arrive en courant avant que l’autobus parte vers l’aéroport et qu’il a des fleurs pour sa belle (et ses amies!) et qu’il leur a préparé un petit lunch pour la route. Ça arrive aussi au Mexique, je vous le dis!

Si j’avais été dans n’importe quel bar de la métropole, je n’aurais sûrement pas eu le courage de rendre franchement les sourires au bel inconnu près de moi sur la piste de danse le soir avant notre départ, et je n’aurais pas osé l’aborder. Je n’aurais pas su ce que c’est que d’essayer de communiquer avec quelqu’un dont l’accent est si fort qu’on n’y comprend rien mais, avec qui, au final, on partage des fous rires et des moments mémorables.

Si nous avions été à Montréal, Julia, elle, n’aurait certainement pas eu une baignade nocturne torride avec un beau touriste ou une séance de danse enflammée avec un pro de la salsa; une belle façon de se souvenir de son premier voyage de filles célibataires.

C’est clair comme l’eau de la mer des Caraïbes : il se produit en voyage un déclic qui fait que nos œillères tombent. Le défi maintenant? Tenter de le reproduire une fois qu’on est rentré au bercail.

Serait-ce une mission impossible? Est-ce que cet état d’esprit ne serait dû qu’au fait que, lorsqu’on est ailleurs, on pense à court terme? À méditer…

Une chose est sûre, il y aurait certainement moins de célibataires au Québec si le nombre de semaines de vacances était revu à la hausse!

Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.

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