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Des rats sèment l’émoi à Anjou

Des dizaines de rats ont été aperçus depuis le début de l’été dans le secteur de la rue Merriam, à Anjou. Selon Michel Grenier, d’Exterminateurs Associés inc., la multiplication des chantiers de construction ou un bris de conduite d’égout pourraient bien en être la cause, mais peu importe, il est important d’agir rapidement, avertit l’expert.

Depuis le début de l’été, Mme Joseph a capturé une dizaine de rats dans la trappe qu’elle a installée dans son espace de rangement sous son balcon arrière. Et ce, c’est sans compter les nombreux autres qu’elle a aperçus sur son terrain sans les avoir capturés.

Elle avoue en avoir ras le bol. Elle a appelé à l’arrondissement pour signifier le problème à plusieurs reprises et s’est même présentée à la séance du conseil d’arrondissement du mois de septembre pour réitérer ses doléances.

«Mon fils ne peut plus jouer dans la cour. Et nous, nous ne pouvons plus relaxer dans le jardin. Presque tous les jours, nous apercevons des rats. La situation est devenue invivable.»

Mme Joseph n’est pas seule. Ses voisins ont également remarqué la présence des rongeurs indésirables. Les citoyens sont sur le qui-vive et attendent impatiemment des résultats concrets de la part de l’arrondissement d’Anjou.

Un inspecteur des travaux publics a été dépêché à la résidence de la citoyenne en juillet. Une compagnie d’extermination mandatée par l’arrondissement a aussi visité les lieux. Les deux initiatives n’ont pas donné les résultats escomptés.

La difficulté à enrayer le problème semble provenir de la difficulté à cibler la provenance des rats.

D’où viennent-ils? M. Grenier croit qu’il est fort possible qu’en raison de travaux d’excavation, il y en a d’ailleurs eu dans le secteur au coin de Goncourt et Spalding, que les rats aient pris la poudre d’escampette pour «établir domicile» dans le secteur de la rue Merriam.

«La présence de rats ne doit jamais être prise à la légère, insiste-t-il. Ce sont des rongeurs qui se reproduisent très rapidement. Dans le pire des cas, les femelles peuvent avoir jusqu’à 100 petits et plus chaque année.»

Ces mammifères sont aussi porteurs de nombreuses bactéries et potentiellement de maladies comme la méningite parasitaire ou encore la peste.

«Leur morsure représente un véritable risque pour les gens et particulièrement pour les enfants, souligne M. Grenier. Bien que les rats aient généralement peur des humains, s’ils se sentent coincés ou en danger, ils peuvent attaquer pour se défendre.»

En réponse à l’intervention de Mme Joseph au conseil d’arrondissement, le maire Luis Miranda a voulu se faire rassurant.

«Nous suivons la situation de près et nous allons poursuivre nos interventions tant que cela sera nécessaire.»

Mais les rongeurs sont toujours présents. Et le temps presse. Lorsque viendra l’hiver, les rongeurs tenteront de trouver un endroit chaud. Ils vont alors essayer de s’introduire au sein des habitations.

Une crainte qui hante Mme Joseph.

«C’est maintenant qu’il faut régler le problème. Plus on attend, plus ce sera compliqué. Ça fait huit ans que j’habite ici. Nous n’avons jamais vécu une situation pareille.»

Lors du passage de TC Media, un raton se trouvait dans le piège de la citoyenne.

«Celui-ci est très petit. J’espère qu’ils n’ont pas commencé à se reproduire. D’où peuvent-ils bien provenir? Où trouvent-ils refuge? Combien de temps encore devrons-nous attendre pour que la situation soit réglée?»

Des questions auxquelles Mme Joseph aimerait bien obtenir des réponses.

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