Uncategorized

Star Wars : le réveil de la franchise!

Je ne me souviens même pas en quelle année j’ai vu le premier Star Wars, mais je me rappelle parfaitement dans quelle ambiance j’ai découvert l’œuvre de Georges Lucas.

C’était dans un cinéma d’un petit patelin, au pied du Moyen-Atlas de mes aïeux. Ce genre de cinéma sur ma planète d’origine où, lors de la projection d’une superproduction, les chances qu’un quidam accède au guichet étaient de la pure science-fiction. Les plus vaillants arrivaient à en découdre avec le côté obscur de la force pour décrocher leurs tickets. Les autres négociaient avec les revendeurs à l’entrée du cinéma, comme le fait le public avec les «scalpers» aux portes du Centre Bell.

Une fois en salle, l’expérience de l’amateur virait à l’étrange. C’était l’époque où le public fumait – et pas seulement de la cigarette – et buvait – et pas seulement de la liqueur.

L’assistance interagissait frénétiquement avec l’action du film. Certains se lançaient même des duels sur les répliques du héros ou le dénouement de l’intrigue. C’était une autre ère où le projectionniste faisait face à des explosions de colère du public après chaque pépin technique.

C’est dans cette atmosphère hilarante que j’ai découvert la première trilogie. Il était donc inimaginable de ne pas être émerveillé par les prouesses techniques de ce film fait dans les années 1970!

Presque deux décennies après, j’avais hâte de découvrir la deuxième trilogie. À l’instar des inconditionnels de Yoda, Skywalker, Leia et Solo, au lancement de chacun de ses trois nouveaux épisodes, je me prêtais à la frénésie de revoir en boucle les origines de leur histoire. Heureusement, et malgré tout, cette suite n’a pas déçu.

Quelque 35 ans après mon premier épisode, je me suis retrouvé avec un ami et nos deux enfants aînés dans un complexe de salles de cinéma à Montréal pour découvrir la suite de la première trilogie de cette saga. Et comme à l’accoutumée, on a revu ses six premiers épisodes pour être près. Il fallait voir nos mômes adeptes des nouvelles technologies rires des effets spéciaux désuets du Star Wars des débuts.

Justement, de nos jours, l’expérience cinéma du public est rendue ailleurs. Il achète son billet en ligne à un prix qui n’est que pacotille face à son expérience-consommateur. Son passage au comptoir des friandises avant l’accès aux salles de projection le dépouille.

Cette halte obligatoire de la malbouffe coûte au «consommateur» plus que le triple de son billet. Et si par malheur il lui arrive d’avoir assez de temps avant la projection de son film préféré, sa progéniture le dévalise à l’espace des jeux électroniques.

S’il est esthétiquement magnifique et si le jeu de sa nouvelle génération a sublimé nos enfants, le septième volet de cette saga n’en demeure pas moins du déjà-vu. Comment dire, les traits de ses personnages ont simplement subi une mise à jour pour les rajeunir et renouveler ainsi sa clientèle au détriment de l’intrigue de son histoire.

Cela dit, la saga Star Wars est repartie pour trois autres décennies.

Articles récents du même sujet

Exit mobile version