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Nouvelle plantation à venir aux parcs de Malicorne et des Closeries

Hydro-Québec versera 1,5 M$ à la Ville pour replanter des arbres dans différents parcs de Montréal, dont aux parcs de Malicorne et des Closeries à Anjou, là où la société d’État avait abattu une cinquantaine d’érables, frênes ou encore peupliers, sous une ligne de haute tension, sans le soutien de la mairie d’arrondissement.

Début décembre, les résidents de l’arrondissement d’Anjou ont pris connaissance d’un projet-pilote lancé conjointement par la ville-centre et Hydro-Québec. Son but est de réaliser un aménagement paysager durable pour une cohabitation harmonieuse avec les lignes à haute tension aux parcs de Malicorne et des Closeries.

«Sur trois ans, Hydro-Québec versera 1,5 M$ à la Ville pour réaliser ce projet», explique Jean-Philippe Rousseau, du service des communications d’Hydro-Québec.

La société d’État laisse la gestion et la réalisation du projet en lui-même à la discrétion de l’arrondissement, mais a émis certaines recommandations.

«Nous avons donné des critères de hauteur essentiellement», poursuit M. Rousseau.

Nous allons leur proposer un plan qui colle à leurs critères puis Hydro-Québec devra l’approuver», détaille Andrée Duquette, directrice de l’arrondissement d’Anjou.

En mars dernier, une cinquantaine d’arbres ont été abattus dans les deux parcs, soulevant de vives réactions de la part du Comité de défense des arbres d’Anjou, des citoyens et de la mairie.

D’après la société d’État, ils «représentaient un danger» et empiétaient sur la zone de dégagement sécuritaire de la ligne.

«Il peut y avoir la formation d’un arc électrique même si les branches ne touchent pas les lignes. Et il faut tout de même rappeler qu’à ce niveau-là, elles sont de 315 000 volts», indique M. Rousseau.

Pourtant, le maire de l’arrondissement, Luis Miranda, n’a jamais vraiment soutenu l’abattement de ces arbres.

«Ces cas de formation d’arcs électriques sont rares, mais Hydro-Québec a préféré couper. On ne peut discuter de rien, on a aucun pouvoir contre eux», s’emballe-t-il, encore plusieurs mois après les événements.

«Nous avions fait appel à des experts. On avait des arguments sur le plan technique», poursuit Mme Duquette, mais en vain.

Ce projet-pilote est finalement «mieux que rien», estime le maire. La directrice d’arrondissement ajoute: «Dans de telles circonstances, nous sommes allés chercher le meilleur arrangement.»

Un projet similaire a également été lancé au parc-nature du Bois-de-Liesse, à Ahuntsic-Cartierville.

 

 

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