Les aléas de Dame nature et son cocktail météo de neige et pluie verglaçante, le 25 février, ont fait vivre une nuit difficile à des résidents de la rue Léon-Derome. Une conduite d’aqueduc de 8 pouces a éclaté, inondant quelques résidences au passage.
«Vers 2h du matin, j’ai entendu quelqu’un frapper à ma porte. C’était les pompiers pour nous aviser qu’une conduite d’aqueduc avait éclaté. Je suis descendu pour aller voir l’état de mon garage et j’avais environ six pouces d’eau», relate Jacque Daigle, résident de la rue Léon-Derome.
Les sapeurs ont alors utilisé des pompes pour prêter secours au citoyen et évacuer l’eau.
M.Daigle a tout de même été chanceux dans les circonstances. Les dégâts ont été limités.
«J’habite ici depuis 52 ans et ce n’est pas la première fois que je suis victime d’inondation. C’était pire avant que l’arrondissement ne vienne modifier la pente de mon trottoir, mais ça reste toujours désagréable», souligne-t-il.
Il préfère payer lui-même la facture plutôt qu’entreprendre des poursuites judiciaires contre l’arrondissement.
Le voisin de M. Daigle n’a toutefois pas eu la même chance. Il a reçu près de 15 pouces d’eau. Trop choqué par les événements, il n’a pas voulu commenter la situation, glissant seulement que cela n’avait pas de sens.
Une opinion que partage M. Daigle. Il estime que les conduites d’aqueduc sont en «piètre état et que l’entretien laisse à désirer».
Dommages limités
À l’arrondissement de Mercier – Hochelaga-Maisonneuve, on indique avoir eu à faire face qu’à un seul incident, à la suite des précipitations des 24 et 25 février.
Vers midi, un seul sous-sol inondé avait fait l’objet d’un appel au 311.
Les cols bleus de l’arrondissement se chargeaient de colmater la fuite de la rue Léon-Derome et aucune autre intervention n’était en cours.
