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Il est faux de prétendre que les dépenses en santé augmentent de façon insoutenable au Québec, avance une note publiée mercredi par l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS).

Selon Guillaume Hébert, co-auteur de l’étude, l’argument «alarmiste» de la croissance des dépenses serait souvent utilisé pour justifier des compressions budgétaires, les réformes de structures comme le projet de loi 10 et le recours au privé. Or, l’analyse des chiffres récoltés par l’Institut canadien d’information en santé (ICIS) démontre que les dépenses en santé en terme de pourcentage du PIB n’ont augmenté que d’environ 1,7% entre 1981 et 2011.

«Par ailleurs, les coûts des hôpitaux et de la rémunération, qui sont contrôlés par le gouvernement, sont particulièrement stables, a souligné M. Hébert. Ce sont les dépenses en médicaments qui ont le plus augmenté et qu’il faudrait gérer plus étroitement.»

Les dépenses privées en santé, de leur côté, auraient connu une hausse de 114% depuis 1981.

Yannick Labrie, économiste à l’Institut économique de Montréal, ne conteste pas les chiffres avancés par l’IRIS. «Le problème n’est pas que les dépenses augmentent, mais qu’on en ait pas pour notre argent. Ce sont les listes d’attentes pour obtenir des soins, a estimé M. Labrie. Il y a des réformes à faire pour améliorer l’accès aux soins.»

M. Labrie ne voit pas d’un mauvais œil l’augmentation des dépenses privées en santé. «C’est le reflet des préférences de la population, qui consacrent de l’argent à ce qui comble leurs besoins. On ne peut pas comparer ça aux dépenses publiques», a-t-il dit.

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