Yves Provencher/Métro De jeunes gymnastes s’exerçaient hier à la salle d’entraînement du Club Gymnix, au Centre Claude-Robillard.

Cinquante-sept Montréalais défendront les couleurs du Canada aux Jeux olympiques de Londres. Pourquoi ces athlètes choisissent-ils Montréal et y atteignent-ils un niveau aussi élevé?

L’haltérophile Francis Luna Grenier, qui était aux JO de Beijing en 2008, estime que les avantages de s’entraîner à Montréal sont multiples. «Le Centre Claude-Robillard est le meilleur centre d’entraînement pour ma discipline au Québec, voire même au Canada», croit le sportif. Il considère que la qualité de ses installations, ses heures d’ouverture flexibles et son accessibilité contribuent à relever le niveau des performances et à stimuler la relève. «Ici, plusieurs athlètes de diverses disciplines se côtoient et s’encouragent. C’est motivant», ajoute-t-il.

La relève était d’ailleurs bien visible mercredi dans les installations sportives du Centre Claude-Robillard. La salle d’entraînement du Club Gymnix fourmillait de jeunes filles de six ou sept ans s’exerçant sous les bannières représentant les anciennes olympiennes du club. «Six de nos gymnastes ont participé aux JO depuis 1988», indique Francine Bouffard, entraîneuse au club.

Pour Mme Bouffard, le soutien municipal est précieux. «La gratuité des locaux est un énorme cadeau que la Ville nous fait», souligne-t-elle. M. Luna Grenier, de son côté, rappelle que la ville et l’organisme Sports Montréal subventionnent son club d’haltérophilie, ce qui aide à payer un entraîneur et à acheter du matériel. «Une barre olympique coûte près de 1400$», fait-il remarquer.

Geneviève Peel et Sarah Brunin Brouillette, 18 ans, sont de celles qui aspirent à participer aux JO de Rio en 2016. Ces nageuses synchronisées s’entraînent au Complexe aquatique de Saint-Léonard et au Stade olympique. Elles estiment que les meilleures entraîneuses se trouvent à Montréal. Mme Peel revient d’ailleurs tout juste des US Open, au Nevada, où son équipe a remporté la médaille d’or. «Mais on n’a jamais fini de s’améliorer, affirme-t-elle. La perfection est inatteignable, c’est la beauté de notre sport!»

Les Jeux olympiques, ça change une vie

L’haltérophile montréalais Francis Luna Grenier a vécu le rêve olympique à Beijing en 2008. Il affirme que l’expérience a changé sa vie. Le voyage, les médias et le stress lui ont fait prendre de la maturité et de l’assurance. «C’est un privilège de pouvoir participer aux JO, qui sont très contingentés. On a l’impression d’être quelqu’un, d’avoir un vécu unique», confie-t-il.

Le sport à Montréal

  • Cinquante-sept des 250 athlètes canadiens aux JO de Londres sont nés, résident ou s’entraînent à Montréal.
  • Plus d’un millier d’athlètes d’élite s’entraînent dans une centaine de clubs sportifs et de centre d’entraînements de haute performance de la ville.
  • La ville a dépensé plus de 36 M$ dans les 10 dernières années pour rénover et mettre à niveau quatre grandes installations sportives.

Aussi dans Montréal :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!