Josie Desmarais/Métro

Encore cette année, les revenus de Stationnement Montréal sont en baisse, principalement en raison du pullulement des chantiers dans la métropole. Le directeur général de la société en commandite, Charles Auger, réfléchit à des solutions pour renverser la tendance.

«On s’attendait à pire», a avoué mardi M. Auger, qui a également attribué cette diminution aux festivités du 375e anniversaire de Montréal et à la course de Formule E.

En 2017, les revenus de la société en commandite ont atteint 70,6M$, en baisse de plus de 400 000$ par rapport à l’année précédente. Ce sont principalement les stationnements sur rue qui sont à l’origine de cette diminution. Ils ont généré des entrées d’argent de 60,9M$, comparativement à 61,6M$ en 2016. Les stationnements hors rue ont rapporté 6,7M$, en hausse de près de 500 000$.

Une baisse avait déjà été enregistrée entre 2015 et 2016, les revenus de la société en commandite ayant chuté de 71,38M$ à 71,02M$.

Stationnement Montréal propose depuis plusieurs années aux autorités municipales de majorer les tarifs de stationnement sur rue, qui demeurent inchangés depuis 2007. Cette année pourrait être la bonne, croit Charles Auger. «Je ne serais pas surpris qu’il y ait des hausses de tarifs parce que c’est une composante importante qui [fait en sorte] que les gens demeurent moins longtemps et que la place est offerte à quelqu’un d’autre par la suite», a-t-il dit.

M. Auger s’est bien gardé de dévoiler l’augmentation réclamée par Stationnement Montréal, précisant que la balle est dans le camp de la Ville.

L’élargissement des plages horaires de tarification et même la modulation des prix selon les heures de la journée ont aussi été suggérés par Stationnement Montréal à l’administration de Valérie Plante. Ces mesures étaient d’ailleurs comprises dans la Politique de stationnement, présentée par la Ville de Montréal en 2016.

«On regarde [aussi] si ce serait pertinent d’ajouter de l’offre de stationnement, entre autres autour de la rue Sainte-Catherine, parce que ça ne sera pas drôle à partir de l’an prochain», a fait savoir le directeur général de Stationnement Montréal. Il faut trouver un moyen pour que les automobilistes puissent se retrouver dans les chantiers à Montréal et qu’il y ait une vitalité économique.»

Le cabinet de la mairesse Valérie Plante n’a pas souhaité commenter, préférant laisser la société en commandite expliquer son bilan financier et ses projets.

Stationnement Montréal poursuit également ses études sur des projets technologiques, notamment celui de créer une application mobile grâce à laquelle il serait possible d’acheter des laissez-passer pour BIXI et le réseau de la Société de transport de Montréal (STM) ainsi que de payer une facture de stationnement. «Il faut trouver un terrain [d’entente] qui puisse satisfaire tous et chacun», a dit Charles Auger.

La société en commandite continue aussi à tester des capteurs permettant de connaître les cases de stationnement disponibles. Une nouvelle génération de ces capteurs donne de bons résultats, a rapporté le directeur de Stationnement Montréal, considérant les hivers rigoureux et la présence du métro qui cause des vibrations.

«C’est encore trop dispendieux pour en installer partout, a-t-il expliqué. On pourrait avoir deux ou trois capteurs par tronçon dans un quadrilatère restreint et les combiner avec des algorithmes prédictifs, qui permettent de dire aux automobilistes qu’ils ont 80% de chances de trouver un espace de stationnement [dans ce secteur]».

L’administration de l’ancien maire Denis Coderre avait comme projet de rapatrier les activités de Stationnement Montréal dans le giron de la Ville. L’équipe de Valérie Plante poursuit dans la même veine. Elle a repris les négociations avec la Chambre de commerce du Montréal, qui est en charge de la société en commandite. Un dénouement pourrait survenir au début de l’année 2019, croit Charles Auger.

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