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La «dragonne» Danièle Henkel nommée présidente de la Société du parc Jean-Drapeau

Photo: Yves Provencher/Métro

Après des temps difficiles dernièrement à la Société du parc Jean-Drapeau (SPJD), la Ville de Montréal a procédé à la nomination des nouvelles têtes dirigeantes de l’organisme paramunicipal.

C’est à l’entrepreneure Danièle Henkel, bien connue pour son rôle de «dragonne» à l’émission Dans l’œil du dragon, que revient le poste de présidente du conseil d’administration de la SPJD. La fondatrice de l’entreprise de soin de beauté Danièle Henkel inc. remplace ainsi Christiane Germain, du Groupe Germain, qui avait démissionné dans la foulée du dernier rapport de l’inspecteur général qui critiquait la SPJD.

Ronald Cyr, qui occupait le poste de directeur d’arrondissement pour Ahuntsic-Cartierville, devient quant à lui directeur général de l’organisme paramunicipal. Il prend ainsi le relais de Daniel Blier, qui avait lui aussi démissionné après le dernier rapport de l’inspecteur général. Le maire de Montréal, Denis Coderre, avait publiquement déclaré qu’il ne faisait plus confiance à M. Blier.

Le dernier rapport de l’inspecteur général a mis en lumière plusieurs irrégularités, dont l’octroi de contrats sans appel d’offres, en lien avec Horizon 2017, un projet de revitalisation du parc Jean-Drapeau en vue du 375e anniversaire de Montréal.

Mme Henkel, qui en est à sa première expérience au sein d’un organisme public, compte se concentrer sur la réalisation des projets de legs au parc Jean-Drapeau pour le 375e anniversaire de Montréal. «Il y aura certainement quelques remaniements à faire, et des objectifs seront remis au clair. Mais on va y arriver, on va juste mettre les bouchées doubles», a-t-elle affirmé lors de sa présentation aux journalistes jeudi.

«Je sais que le parc Jean Drapeau est un joyau de Montréal. Je me suis dit : “Pourquoi pas avoir l’occasion de participer à bâtir quelque chose d’extraordinaire?”» a-t-elle ajouté pour expliquer pourquoi elle avait accepté le poste.

Trois legs ont été clairement définis comme prioritaires pour le maire Coderre : l’amphithéâtre naturel, la promenade riveraine et la promenade centrale. Certains pourraient ne pas être réalisés à temps pour 2017, reconnaît M. Coderre, mais il assure que l’organisme a «tous les outils» pour y arriver. Les travaux de réfection des infrastructures du Grand Prix de Formule 1 doivent également être réalisés pour 2017 en vertu d’un contrat signé l’an dernier.

«Je voulais une personnalité forte, quelqu’un qui avait le sens de l’entrepreneuriat, du travail d’équipe, qui pose des questions», a affirmé le maire pour justifier son choix.

Mme Henkel, qui reçoit un mandat de 3 ans, dit avoir lu «le sommaire» du dernier rapport de l’inspecteur général qui a éclaboussé la SPJD. «J’en ai pensé qu’on ne parle pas de malversation. On dit surtout qu’il y a un besoin de gouvernance, un besoin sur le plan numérique et en termes de connaissances urbaines, et c’est, je pense, ce qu’on va essayer de remplir le plus rapidement possible», a-t-elle expliqué.

La SPJD doit maintenant utiliser les services de la Ville pour tout ce qui relève des services juridiques, des services d’approvisionnement et des grands projets. La Ville avait également procédé à la résiliation de quatre contrats irréguliers toujours en vigueur qui étaient pointés par l’inspecteur général.

L’entrepreneure compte rencontrer très bientôt les membres du conseil d’administration et remplir rapidement les trois postes vacants. «Je ne suis pas là pour blâmer qui que ce soit, ni dire de faire table rase. On a besoin de se rassembler. Mon rôle, c’est simplement de m’assurer que les objectifs à rejoindre soient clairs et qu’on embarque tous dans le même bateau», a-t-elle déclaré.

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