Roxane Léouzon Maé et Clémence, entrepreneures en herbe

En plus de permettre de faire de l’argent, l’entrepreneuriat peut aider les personnes les plus marginalisées de la société. C’est le pari qu’ont pris – avec succès – plusieurs conférenciers de l’événement d’affaires C2 Montréal, qui se déroulait à guichet fermé jusqu’à jeudi. Pour cette dernière journée, Métro vous présente Kimberly Bryant, la mère inspirée.

Le rêve de Kimberly Bryant est que le prochain Bill Gates ne s’appelle pas Bill, mais Clémence ou Jessica. «Ma mission est de changer le visage de la technologie», a-t-elle souligné.

Lorsque l’ingénieure électrique a fondé l’organisme Black Girls at Code (BGC) en 2011, c’était d’abord pour sa propre fille. Cette dernière aimait beaucoup les jeux vidéo, mais il n’existait pas de programme pour aider la pré-adolescente à développer ses connaissances des technologies.

«Il faut créer des opportunités pour que les filles apprennent à être créatrices et non pas juste consommatrices de technologies.» –Kimberly Bryant

«Aux États-Unis, 50% des filles du primaire sont intéressées par l’informatique. Pourtant, seulement 18% des diplômés dans ce domaine sont des femmes et 3% sont des femmes noires», a-t-elle exposé.

BGC organise aujourd’hui des ateliers de programmation et de création de jeux vidéo destinés à des jeunes filles défavorisées appartenant à des minorités visibles, dès l’âge de six ans, afin de développer leur amour pour les technologies et leur confiance en elles. «Nous leur apprenons aussi la résolution de problème et la pensée conceptuelle, ce qui leur servira, peu importe leur carrière», a ajouté Mme Bryant. Elle espère que plusieurs d’entre elles deviendront entrepreneures.

Jeunesse prometteuse

Dans le chapiteau de C2 Montréal, Mme Bryant était interviewée dans un anglais impeccable par Maé Guignat-Lépinay et Clémence Auclair, des entrepreneures en herbe de 11 ans.

Maé et Clémence sont parmi les quatre finalistes du challenge Technovation, une compétition technologique pour les jeunes filles qui se déroulera à San Francisco au mois de juillet. Leur projet InDaFridge a été choisi parmi plus de 700 candidatures de jeunes du primaire provenant de partout dans le monde.

InDaFridge est une application mobile qui permet d’enregistrer tout ce qu’un ménage a dans son réfrigérateur. Elle se base sur ces informations pour proposer des recettes «rapide et facile» à l’utilisateur.

«C’est pour éviter le gaspillage alimentaire et économiser du temps et de l’argent», a expliqué Clémence, qui dit avoir eu l’idée en voyant sa famille se demander quoi faire pour souper malgré que le frigo soit garni.

Grâce à des mentors, elles ont notamment appris à coder, à faire un plan d’affaires et à réaliser un pitch de vente. Leur création n’est pour l’instant qu’un prototype, mais elles espèrent qu’elle sera prochainement sur App Store.

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