Archives TC Media L'Institut Philippe-Pinel

Un Gatinois pédophile ayant pris le chemin de l’Institut Philippe-Pinel afin d’y être évalué à la demande du tribunal a été renvoyé derrière les barreaux sans que le médecin ait pu faire son travail.

L’individu de 40 ans, qu’on ne peut nommer afin de protéger l’identité de ses victimes, devait passer 60 jours à l’hôpital psychiatrique de Montréal afin de déterminer s’il doit être ou non déclaré délinquant à contrôler ou encore dangereux. Or, il a refusé totalement de collaborer avec le psychiatre.

Selon la procureure de la Couronne au dossier, Me Nadine Piché, c’est la première fois de sa carrière que le psychiatre saisi du dossier est contraint de négocier avec une situation pareille.

Devant son refus de se soumettre aux différents tests et questions du médecin, l’homme a rapidement retrouvé sa cellule de la prison de Hull.

Le dossier était à l’ordre du jour du juge Gaston-Paul Langevin de la Cour du Québec, jeudi. Le magistrat a acquiescé à la demande du psychiatre qui souhaitait pouvoir profiter d’une période additionnelle de 30 jours pour achever son rapport d’évaluation.

Vu les circonstances exceptionnelles, le document sera élaboré qu’à partir d’éléments extérieurs, notamment de témoignages recueillis auprès de membres de l’entourage de l’accusé.

Le rapport devrait être déposé au tribunal le 6 mars prochain.

Histoire d’horreur
Pendant plusieurs années, le résident de Gatineau a violé à répétition les deux filles de sa conjointe, à l’insu de celle-ci, dont l’une sur une période de près de 10 ans.

En abusant la plus vieille des deux, qui avait 10 ans quand son cauchemar a débuté, l’homme l’insistait à se laisser faire sous la menace d’agresser sa sœur cadette et d’abandonner la famille.

Les relations complètes sont devenues chose courante, chaque fois que la mère s’absentait de la maison, quand elle a atteint l’âge de 14 ans.

Autoritaire, jaloux et possessif, le beau-père s’acquittait d’acheter les vêtements des jeunes filles, dont leurs sous-vêtements, et surveillait de près leur habillement et leur façon de se maquiller, a-t-on appris au cours du procès.

Durant deux ans, il a pris et sauvegardé des centaines de photos explicites de sa victime de prédilection, lorsqu’elle était nue, légèrement vêtue ou encore lorsqu’il l’agressait.

Sur une clé USB découverte dans le plafond suspendu de la résidence peu de temps après son arrestation survenue en 2013, quelque 500 images prises à partir de trois appareils iPhone ont été trouvées. Sur une quinzaine d’entre elles, les enquêteurs de la police de Gatineau ont clairement reconnu le suspect en raison de son reflet dans un miroir qui se trouvait dans la pièce où étaient perpétrés les viols.

L’individu natif d’Amérique du Sud a été reconnu coupable en juillet dernier d’attouchements, d’agressions sexuelles sur un mineur de moins de 14 ans, d’avoir forcé un enfant à le toucher, de production, de possession ainsi que de distribution de pornographie juvénile.  

Toujours en attende de sa sentence, il doit aussi faire face à la justice dans deux autres affaires. Peu de temps après son arrestation, il aurait demandé à des codétenus des centres de détention de Gatineau et de St-Jérôme de faire disparaître ses victimes et leur mère.

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